Société

Bourges : le FN manifeste contre les migrants

Par Michel Benoît, France Bleu Berry samedi 5 novembre 2016 à 13:42

Les policiers ont dû s'interposer entre les manifestants du FN et les contre-manifestants de différentes associations
Les policiers ont dû s'interposer entre les manifestants du FN et les contre-manifestants de différentes associations © Radio France - Michel Benoit

Face à face assez musclé devant la préfecture de Bourges : le FN manifestait contre l'accueil de migrants dans le Cher. Les associations de défense des droits de l'homme n'ont pas voulu cédé le terrains au parti de Marine Le Pen.

Ambiance assez tendue ce samedi matin devant la préfecture de Bourges : environ 70 militants du Front National, venus du Cher, de l'Indre et de la Nièvre ont manifesté pour s'opposer à l'accueil des migrants (environ 200 dans le departement du Cher), suite au démantèlement de la jungle de Calais. Face à eux, environ 200 contre-manifestants, sympathisants de gauche et membres d'associations de défense des droits de l'homme. Un face à face qui a duré un peu moins d'une heure et qui aurait pu facilement dégénérer si la police n'avait pas séparé les deux camps...

Les militants du FN étaient venus du Cher, de l'Indre et de la Nièvre - Radio France
Les militants du FN étaient venus du Cher, de l'Indre et de la Nièvre © Radio France - Michel Benoit

Bataille de mégaphones, chaque camp essayant de couvrir les paroles de ses opposants. Jean-René Couelle, secrétaire du Front National dans le Cher, se demande ce que vont devenir les déboutés du droit d'asile accueillis en France. 64 % sont recalés et d'après le responsable du Front national, 80 % d'entre eux ne sont pas expulsés. Ils deviennent donc clandestins.

Une contre-manifestante, opposée au FN - Radio France
Une contre-manifestante, opposée au FN © Radio France - Michel Benoit

Et alors rétorque Marie, au nom de la tradition d'accueil française. Malgré le tumulte, certains partisans des deux camps tentent de dialoguer. En vain. Il n'y a pas de terrain d'entente. On frôlera même l'incident lorsque les contre-manifestants tenteront de prendre la place. Quelques éléments du FN rétorquent par des coups de poings. La police séparera les deux camps.

Les contre-manifestants étaient deux à trois plus nombreux que les partisans du Front National - Radio France
Les contre-manifestants étaient deux à trois plus nombreux que les partisans du Front National © Radio France - Michel Benoit

Le FN entonne la marseillaise avant de quitter la place. Ses opposants sont satisfaits : ils était deux à trois fois plus nombreux et n'ont pas cédé le terrain.