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Société

Bourges : le maire interpelle le président Macron sur la pénurie médicale

mercredi 20 juin 2018 à 15:12 Par Michel Benoît, France Bleu Berry

L'idée fait son chemin face à la pénurie médicale : pourquoi ne pas remettre en cause la liberté d'installation des médecins ? Les élus hésitent de moins en moins à lever ce tabou.

Le maire de Bourges, Pascal Blanc.
Le maire de Bourges, Pascal Blanc. © Radio France - Michel Benoit

Bourges, France

La plupart des jeunes médecins diplômés préfèrent s'installer dans les grandes villes, plutôt sur la côte Atlantique et les rivages de la méditerranée, au détriment des zones rurales et de certaines villes moins attrayantes. Le maire de Bourges, Pascal Blanc interpelle le président de la République sur ce sujet, dans une lettre qu'il vient de lui envoyer. Pascal Blanc propose d'imposer aux internes un passage obligé par les déserts médicaux. Le maire de Bourges qui rappelle que la formation des médecins est prise en charge par l'état, il serait donc normal pour Pascal Blanc que les jeunes praticiens, en échange, s'engagent au service des déserts médicaux : " Ce qu'on peut imaginer, c'est d'imposer ou d'inciter fortement à des internes qui sortent de leur formation, de devoir exercer pendant deux ou trois ans, durant leurs premières années de travail, dans des zones en pénurie médicale. C'est la moindre des choses que ces jeunes, formés gratuitement par l'état puissent rendre ce service à la nation." Pour l'élu, il faut des mesures concrètes et rapidement. 

Seul un tiers des postes de médecins sont pourvus aux urgences de l'hôpital de Bourges. - Radio France
Seul un tiers des postes de médecins sont pourvus aux urgences de l'hôpital de Bourges. © Radio France - Michel Benoit

Le maire de Bourges pointe les internes, durant leur formation... La représentante des élus socialistes au conseil municipal de Bourges, Irène Felix, veut aller encore plus loin. Dans une lettre à l'agence régionale de santé, elle propose d'imposer 10 années aux jeunes médecins en zone de désert médical : " On fait une proposition peut-être un peu forte, mais pour ouvrir un débat sur une question taboue." 

Irène Felix (2eme en partant de la droite) et les élus socialistes de la ville de Bourges. - Radio France
Irène Felix (2eme en partant de la droite) et les élus socialistes de la ville de Bourges. © Radio France - Michel Benoit

Pour les élus socialistes de Bourges, les mesures incitatives ne suffisent plus. La preuve par les chiffres : "En 2016, on a dénombré entre 10 et 30 installations de médecins dans les départements du Cher, de l'Indre, de l'Eure et Loir, du Loir et Cher et du Loiret, contre 106 en Indre et Loire. Ce n'est pas possible de continuer ainsi, insiste Irène Felix, le déséquilibre est trop marqué sur le plan régional également." Le CHU de Tours attire les nouveaux médecins en Indre et Loire puisque sa présence leur garantit une certaine sécurité dans leur métier.