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Société

Bourges : le service national universel accueillera ses premiers volontaires dès juin

vendredi 1 mars 2019 à 18:55 Par Michel Benoît, France Bleu Berry

Gabriel Attal était à Bourges. Le secrétaire d'état auprès du ministre de l'éducation nationale est venu voir comment allait se mettre en place le service national universel. Le département est l'un des 13 en France à expérimenter cette promesse du candidat Macron.

Gabriel Attal (avec le micro) , secrétaire d'état auprès du ministre de l'éducation, au lycée Alain Fournier de Bourges
Gabriel Attal (avec le micro) , secrétaire d'état auprès du ministre de l'éducation, au lycée Alain Fournier de Bourges © Radio France - Michel Benoit

Bourges, France

Le service national universel s'adresse aux jeunes de seconde pour les inciter à s'engager dans la société. Il y aura quinze jours en internat puis quinze jours pour une mission d'intérêt collectif. Le Cher est pionnier puisque cela commencera dès le mois de juin (du 16 au 28 juin) pour environ 150 jeunes volontaires qui pourront s'inscrire dès lundi prochain (4 mars), avant une généralisation progressive jusqu'en 2022 ou plus (la date de la mise en place définitive du SNU n'est pas encore définie).  

Les jeunes du lycée Alain Fournier de Bourges ont pu questionner le secrétaire d'état, Gabriel Attal. - Radio France
Les jeunes du lycée Alain Fournier de Bourges ont pu questionner le secrétaire d'état, Gabriel Attal. © Radio France - Michel Benoit

Gabriel Attal est allé notamment à la rencontre de jeunes du lycée Alain Fournier de Bourges. Le ministre s'est prêté au jeu des questions réponses: " Non ce ne sera pas un service militaire " les a rassurés d'entrée, le secrétaire d'état alors qu'un lycéen semblait exprimer quelques craintes. Le  SNU vise à susciter un engagement citoyen. Les quinze jours en internat se feront hors de la région de résidence du jeune. Cela ne déplaît pas à ces lycéennes : " C'est une bonne expérience. Surtout d'être loin de ses parents, de vivre un peu strictement, c'est bien. On va faire de nouvelles connaissances. On sera instruit sur certaines choses qu'on ignore. Ca peut être un enrichissement personnel. L'aide au code de la route, ça sera bien aussi. En plus, on va porter un uniforme et on va apprendre la Marseillaise. Perso, je connais pas." 

Gabriel Attal n'a pas hésité à faire un schéma pour expliquer l'organisation de la prise en charge des jeunes au SNU. - Radio France
Gabriel Attal n'a pas hésité à faire un schéma pour expliquer l'organisation de la prise en charge des jeunes au SNU. © Radio France - Michel Benoit

Les quinze jours suivants ou cent heures de façon perlée sur l'année, se feront dans une structure d'accueil. Reste à trouver des missions d'intérêt collectif y compris en milieu rural, pas trop éloignées du domicile. Le secrétaire d'état reconnait que c'est l'une des priorités : " Une mairie, un département pourront aussi, tout comme les associations proposer des projets, par l'intermédiaire des CCAS par exemple." Et cela demandera aussi des moyens d'encadrement pour les structures d'accueil. Le secrétaire d'état est d'ailleurs allé à leur rencontre au cours d'une table ronde. Si la plupart semble intéressées, cette question de la prise en charge des jeunes demandera un vrai investissement, comme le souligne Jérôme Pascaud, directeur du foyer de jeunes travailleurs de St Amand Montrond : " C'est à la fois une opportunité, car ça met en avant notre jeunesse, mais c'est aussi une contrainte. Contrainte légale sur l'accueil de mineurs mais aussi en termes d'encadrement, de tutorat. Pour que cela soit bénéfique pour le jeune qui se verra contraint (en rythme opérationnel)  de suivre ce SNU, il faudra l'associer à de vraies missions et il faudra que les "tuteurs" soient vraiment présents et formés. Et cela réclame une organisation et des moyens que les associations n'ont pas forcément dans les budgets contraints qui sont les leurs." Le jeune pourra ensuite s'engager comme volontaire durant trois mois minimum dans une association.