Société

Bourges : les arbres de Séraucourt toujours debout !

Par Michel Benoît, France Bleu Berry lundi 10 octobre 2016 à 16:32

Un opposant à l'abattage (on devine sa silhouette) a passé plusieurs heures dans un arbre de la place Séraucourt de Bourges
Un opposant à l'abattage (on devine sa silhouette) a passé plusieurs heures dans un arbre de la place Séraucourt de Bourges © Radio France - Michel Benoit

La mairie de Bourges n'a pas encore envoyé les bucherons pour abattre les 82 arbres des pentes de Séraucourt, comme elle l'avait pourtant annoncé il y a quelques jours. C'est là que doit être construite la nouvelle maison de la culture.

Une vingtaine de membres du collectif "Luttes Séraucourt" se relaient en permanence pour s'opposer à cet abattage. Eux, sont partisans d'une réhabilitation de l'ancienne maison de la culture, historique. Une journée calme mais l'ombre des tronçonneuses plane toujours.

Les opposants se relaient durant la journée pour empêcher l'abbatage des arbres de la place Séraucourt de Bourges  - Radio France
Les opposants se relaient durant la journée pour empêcher l'abbatage des arbres de la place Séraucourt de Bourges © Radio France - Michel Benoit

L'abattage devrait avoir lieu dans le courant de la semaine, mais la mairie n'a disposé aucun grillage autour du site pour en limiter l'accès. Cela arrange bien le collectif qui a décidé d'occuper le terrain. Un membre a même passé une partie de la journée dans l'un des arbres. Toutes les deux heures environ, une patrouille de police vient voir ce qu'il en est. Ce sont les seuls uniformes visibles.

L'un des manifestants a passé plusieurs heures dans l'un des arbres. - Radio France
L'un des manifestants a passé plusieurs heures dans l'un des arbres. © Radio France - Michel Benoit

Des opposants qui ont organisé l'intendance pour rester. Mais le soir chacun rentre chez soi. Le collectif ne croit pas que les autorités prendront le risque de faire abattre des arbres de nuit. Une veille est tout de même organisée pour rappliquer s'il se passait quelque chose.

Les opposants ont marqué les arbres condamnés à la peinture blanche - Radio France
Les opposants ont marqué les arbres condamnés à la peinture blanche © Radio France - Michel Benoit

Il y a deux ans, les opposants avaient sauvé les arbres en formant des chaines humaines. La mairie n'avait pas insisté. Mais aujourd'hui, ce n'est plus la même chanson. Le chantier n'a que trop tardé. Le mot d'ordre n'est cependant pas à la confrontation expliquent les responsables du collectif : nous sommes pacifiques. Si certains veulent faire rempart de leur corps, cela relèvera de l'initiative individuelle.

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