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Société

Bourges : non aux animaux dans les cirques

jeudi 26 octobre 2017 à 19:37 Par Michel Benoît, France Bleu Berry

A Bourges, une poignée de défenseurs de la cause animale (ils étaient sept) a manifesté devant le cirque de St-Petersbourg. Ils recommenceront ce vendredi. Ils dénoncent les mauvais traitements que subissent les animaux dans les cirques.Ils interpellent également le maire.

Une poignée de défenseurs de la cause animale a tenté de convaincre les spectateurs de renoncer à assister aux représentations du cirque de St-Petersbourg à Bourges
Une poignée de défenseurs de la cause animale a tenté de convaincre les spectateurs de renoncer à assister aux représentations du cirque de St-Petersbourg à Bourges © Radio France - Michel Benoit

Bourges, France

Pas question pour ces militants de bloquer l'entrée au cirque, juste une sensibilisation par quelques mots et quelques photos comme celle de ce petit singe apeuré qui ne veut pas monter sur un vélo malgré le fouet que tient le dresseur. Impossible de préciser avec certitude dans quel cirque cela s'est passé.Au bout de quelques minutes, le patron du cirque intervient : "Vous pouvez faire cette action, mais s'il vous plait, allez plus loin, pas devant la caisse" explique t-il avec un fort accent russe, menaçant même de retirer aux manifestants leurs pancartes.

Cette militante de la cause animale arbore des photos qui font réfléchir. - Radio France
Cette militante de la cause animale arbore des photos qui font réfléchir. © Radio France - Michel Benoit

Les militants ne se laissent pas intimider et restent finalement au même endroit : "On veut montrer l'envers du décor, explique Martine. Une fois on est intervenu pour secourir un Orang-outan. Ce n'était pas dans ce cirque. Il portait une casquette pendant son numéro. Quand on la lui a enlevée, on s'est aperçu que son crane était déformé à cause des coups de batte de base-ball qu'il recevait. C'est cher payé pour quelques rires d'enfant"

Le cirque de St-Petersbourg propose notamment des numéros avec fauves et des chats. Certaines vidéos mettent en cause ses méthodes avec les animaux. - Radio France
Le cirque de St-Petersbourg propose notamment des numéros avec fauves et des chats. Certaines vidéos mettent en cause ses méthodes avec les animaux. © Radio France - Michel Benoit

Des arguments qui ne laissent sceptique Janine, une retraitée : "Il y a un coup de fouet de temps en temps ou un coup de baguette, mais je ne pense pas que les animaux soient si mal que cela dans les cirques. C'est la tradition au même titre que les clowns." Mattéo aime frissonner devant les fauves.

Le cirque de St-Petersbourg reste deux jours à Bourges - Radio France
Le cirque de St-Petersbourg reste deux jours à Bourges © Radio France - Michel Benoit

Pauline Guilhamet est à l'origine de cette action : "Un animal n'est pas fait pour être enfermé dans une cage ou pour faire le spectacle. On veut ouvrir les yeux du public. Et on veut peser sur le maire de Bourges pour qu'il prenne un arrêté municipal qui interdise à Bourges les cirques utilisant des animaux. Une quarantaine de villes ont déjà agi en ce sens." Une pétition a également été lancée sur internet. Elle a déjà recueilli près de 2.850 signatures sur internet mais pour l'instant, interdire ces cirques n'est pas à l'étude à Bourges, indique le service de presse de la mairie.

Christophe Herry, directeur artistique du Cirque de St-Petersbourg a tenu à réagir pour se défendre : " Il s'agit d'un groupuscule d'extrémistes de la cause animale. Ils sont contre tous produits dérivés d'animaux. Chez nous, les animaux sont mieux traités que dans la nature. Regardez nos éléphants, ils sont vieux et seraient déjà morts dans la savane. Aucun vétérinaire ne constate de mauvais traitements chez nous. Cela a existé par le passé dans le monde du cirque. Si cela continuait, je serai le premier choqué. Nous avons un numéro avec des chats. Tout l'art du dresseur est de dissimuler aux yeux du public les croquettes qu'il place sur les tabourets pour les chats sautent de l'un à l'autre. C'est le principe de la récompense qui est aujourd'hui utilisé."