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Société

Bourges : nouvelle journée de grève aux urgences

jeudi 29 mars 2018 à 17:35 Par Michel Benoît, France Bleu Berry

C'est la quatrième journée de mobilisation au centre hospitalier de Bourges pour réclamer plus de moyens aux urgences saturées. Une centaine de personnes se sont rassemblées ce jeudi dans le grand hall.

Les syndicats CGT et Force Ouvrière étaient plutôt satisfaits de la mobilisation dans le grand hall du centre hospitalier de Bourges.
Les syndicats CGT et Force Ouvrière étaient plutôt satisfaits de la mobilisation dans le grand hall du centre hospitalier de Bourges. © Radio France - Michel Benoit

Bourges, France

Pour la quatrième fois, les personnels du centre hospitalier de Bourges se sont mobilisés ce jeudi. Une centaine de personnes s'étaient rassemblées pour réclamer plus de moyens. La direction a promis d'ouvrir 30 lits avant l'été pour désengorger le service des urgences, mais les personnels réclament également des embauches  d'aides-soignantes et d'infirmières. Et ça bloque...  Cette infirmière est par exemple dans les rangs des protestataires, alors qu'elle n'en a pas l'habitude, mais pour elle la pénurie de moyens est beaucoup trop forte, pénuries en moyens humains et matériels. "On n'a pas assez de brancards, on manque de pieds à perfusion, de bassins, on passe nos journées à courir et le pire, on a peur de faire une erreur qui serait fatale. On le crie mais personne ne nous entend" regrette-t-elle. 

Les blouses blanches veulent se faire entendre aux urgences de l'hôpital de Bourges. - Radio France
Les blouses blanches veulent se faire entendre aux urgences de l'hôpital de Bourges. © Radio France - Michel Benoit

Et c'est pour ça, que les personnels ont essayé de faire le plus de bruit possible dans le grand hall de l'hôpital.  Même si, la situation s'est un peu améliorée depuis quelques jours, le centre hospitalier de Bourges, ne truste plus la première place du palmarès national des patients en attente de lits, le No bed challenge : "On n'a plus le bonnet d'âne, reconnait Armelle Paris, de la CGT, c'est déjà ça, mais on se bat pour que plus aucun patient des urgences ne reste dans les couloirs. La direction a annoncé l'ouverture de trente lits mais on n'a aucun détail sur l'organisation." 

Les discussions coincent aussi sur l'embauche d'infirmières  et d'aides-soignantes_.  "_Les urgences réclament l'embauche d'une aide-soignante 24H/24 dans le service, mais la direction ne veut pas entendre parler la nuit, explique Christine Taillandier, du syndicat Force Ouvrière, elle estime que les infirmières peuvent s'occuper du nursing." Et cela, ce n'est pas possible pour cette infirmière qui était en grève : "les aides-soignantes sont là pour apporter de l'humain dans le service et s'occuper des soins de confort indispensables. Comment voulez-vous qu'on le fasse, nous infirmières alors qu'on court sans arrêt et qu'on se concentre sur des soins plus techniques. S'il y avait moins de monde on le ferait évidemment, mais ce n'est pas le cas." 

Force Ouvrière a rejoint la CGT dans l'appel à manifester au centre hospitalier de Bourges  - Radio France
Force Ouvrière a rejoint la CGT dans l'appel à manifester au centre hospitalier de Bourges © Radio France - Michel Benoit

La ministre de la santé explique l'engorgement des urgences par trop de "bobologie" : " C'est peut-être vrai, reconnait une autre infirmière, mais seulement en partie. Beaucoup de patients bloqués sur des brancards dans les couloirs, restent parce qu'ils doivent réellement être hospitalisés. Vous pensez bien qu'on les renvoie chez eux si ce n'est pas grave. Le souci, c'est qu'il n'y a plus de médecins de ville dans nos déserts médicaux et qu'aux urgences les patients savent qu'ils ne devront pas faire l'avance d'argent. " 

Des conditions de travail qui diminuent l'attractivité de l'hôpital de Bourges : de moins en moins de médecins sont intéressés pour venir aux urgences même pour des remplacements journaliers pourtant payés à prix d'or. L'état acceptera t-il de mettre fin à la liberté d'installation des médecins ? Peut-être la vraie solution pour lutter de manière rapide et efficace contre la crise des déserts médicaux. et ses conséquences. La direction de l'hôpital n'a pas souhaité s'exprimer. Elle fait savoir que le dispositif "Hôpital en tension" qui avait été activé, a été levé.