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Bourges : tout faire pour faciliter l'engagement dans la garde nationale

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Par , France Bleu Berry

L'objectif est d'atteindre 85 000 personnes en 2023 : ce sont les réservistes de la garde nationale, et dans le Cher, cinq partenaires viennent de signer une convention pour faciliter la mise à disposition de leurs salariés à cette garde nationale qu'on appelait autrefois réserve militaire.

Cinq partenaires ont signé une convention de mise à disposition de salariés pour la garde nationale, dont Val de Berry Habitat
Cinq partenaires ont signé une convention de mise à disposition de salariés pour la garde nationale, dont Val de Berry Habitat © Radio France - Michel Benoit

Ils sont 77 000 en France,  mais leur nombre va encore augmenter avec une montée en puissance du nombre de réservistes dans la gendarmerie et surtout la police. Cinq partenaires ont donc signé une convention dans le Cher pour faciliter les choses : le conseil départemental, Val de Berry Habitat, le syndicat départemental d'énergie du Cher, la Croix Marine et le Crédit Agricole. Ils vont notamment octroyer plus de congés payés à leurs salariés réservistes pour qu'ils puissent effectuer plus facilement les renforts que la garde nationale pourrait leur demander.  Cette garde nationale a succédé à la réserve militaire au lendemain des attentats de 2015 et 2016 : le président Hollande avait également décidé de la renforcer pour suppléer ces forces de sécurité.

Michel Autissier, président du conseil départemental du Cher et le Général Philippe Delapierre, secrétaire général adjoint de la garde nationale.
Michel Autissier, président du conseil départemental du Cher et le Général Philippe Delapierre, secrétaire général adjoint de la garde nationale. © Radio France - Michel Benoit

Frédéric est réserviste depuis près de 20 ans dans la gendarmerie nationale : " On fait beaucoup de missions de sécurisation ou de lutte contre les attaques aux personnes et aux biens. En fin d'année, _j'ai également participé à des patrouilles dans le cadre de Sentinelle_. On a sécurisé aussi les abords des écoles, des collèges ou des lycées. En moyenne, j'effectue une quarantaine de jours de mission par an dans la garde nationale. Je fais ça sur mes congés annuels. Il y a aussi des missions durant les jours fériés et la collectivité où je travaille m'octroie quelques jours supplémentaires de congés pour assumer cet engagement."  Car Frédéric a la chance de travailler au conseil départemental du Cher. La collectivité s'engage par cette convention à accorder plus de congés à ses salariés réservistes, et à les libérer plus facilement. 

Le Général Philippe Delapierre, secrétaire général adjoint de la garde nationale.
Le Général Philippe Delapierre, secrétaire général adjoint de la garde nationale. © Radio France - Michel Benoit

Convention également signée par le Crédit Agricole du Cher. Seulement deux réservistes y ont été identifiés selon un premier décompte d'Isabelle Limousin, directrice des ressources humaines : " Ce n'est pas beaucoup, mais je pense que beaucoup ne se sont pas encore fait connaître parce qu'ils n'avaient pas d'intérêt à le faire. Cette convention va changer cela puisque le crédit agricole va leur octroyer  environ une vingtaine de jours de congés en plus dans l'année, des congés payés,  pour ces missions dans la garde nationale. C'est vrai, on est une grande entreprise et on a les moyens d'organiser cela. C'est certainement plus compliqué pour une petite PME. Finalement, ce n'est pas une charge pour nous.  C'est un retour extrêmement important pour nous en termes d'engagement, engagement pour toutes les équipes, surtout ceux qui doivent remplacer leurs collègues de la garde nationale. Cela créé de la valeur mais d'une autre façon, au sein de notre entreprise." Un réserviste de la garde nationale est payé de 53 euros par jour à 180 euros, en fonction de son grade. Salaire net et défiscalisé. 

Les invités et officiels dans la salle du Duc Jean à Bourges, pour la signature de cette convention avec la garde nationale.
Les invités et officiels dans la salle du Duc Jean à Bourges, pour la signature de cette convention avec la garde nationale. © Radio France - Michel Benoit

Aujourd'hui, ces renforts sont devenus quasiment incontournables dans l'organisation de nos forces de défense ou de sécurité, confirme le Général Philippe Delapierre, secrétaire général adjoint de la garde nationale : " Les armées le disent : elles ne sauraient pas faire sans les réservistes. Cela permet par exemple de suppléer les absences d'hommes partis en opérations extérieures. La moyenne pour un réserviste est d'une vingtaine de jours par an dans la gendarmerie jusqu'à quarante jours dans les armées. Ces conventions prévoient par exemple un préavis un peu plus court vis à vis de l'employeur pour la pose de congés pour effectuer ces missions et aussi l'octroi de jours de congés supplémentaires." 

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