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Bourges : un vrai espace de détente pour les personnels de l'hôpital George Sand

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Par , France Bleu Berry

La dernière ligne droite pour Nora Viviani, cette ancienne infirmière du bloc de chirurgie de l'hôpital de Bourges : elle rêvait de créer de vraies salles de repos pour le personnel des hôpitaux. Elle avait reçu le soutien de Guillaume Canet. Son projet est sur le point d'aboutir.

Nora Viviani teste le cocon pour micro sieste, imaginé par une start up française, Nap and Up
Nora Viviani teste le cocon pour micro sieste, imaginé par une start up française, Nap and Up © Radio France - Michel Benoit

Et c'est finalement à l'hôpital psychiatrique George Sand de Bourges que cette première salle de repos verra le jour. L'inauguration est prévue le 23 octobre. Les bénévoles terminent d'aménager les lieux cette semaine.  Nora Viviani se consacre à plein temps à son idée pour qu'elle puisse essaimer partout en France. Elle a rejoint comme chargée de mission la fondation de la marque " C'est qui le patron ? " partenaire de l'aventure.  

Les lieux tels tels qu'ils sont configurés dans un bâtiment de l'hôpital G.Sand de Bourges
Les lieux tels tels qu'ils sont configurés dans un bâtiment de l'hôpital G.Sand de Bourges - Nora Viviani

L'une des dernières étapes, c'est l'installation de la cuisine. Au total, quatre pièces, 75 mètres carrés environ, ont été aménagés, "là, nous sommes dans la salle initialement prévue pour créer un espace jeux avec un baby-foot" décrit Nora Viviani. "Mais il nous a été remonté une très forte envie de salle de sport. Comme on veut que ce soit une vraie démarche de co-construction, on va aménager une salle de sport. Il y aura un tapis de course, un vélo elliptique, des tapis de yoga, etc... L'accès sera possible 24H sur 24 pour l'ensemble des personnels de l'hôpital et pas seulement les soignants. L'idée, c'est aussi de créer de la convivialité." 

On pourra même faire la sieste, un peu plus loin, dans un cocon, une sorte de sofa spécialement aménagé que l'on réservera grâce à une application sur son smartphone. 

Le cocon pour les micro siestes.
Le cocon pour les micro siestes. © Radio France - Michel Benoit

Une convention signée avec une enseigne de bricolage

Une dizaine de salariés de Leroy-Merlin ont effectué la plus grosse partie des travaux, "on est venu une semaine en septembre et là, on attaque la deuxième semaine" expliquent Olivier, Julien et Stéphane. "On a échafaudé les plans, relevé les cotes, aménagé une verrière. Ces derniers temps, on a refait les sols et là on enchaîne sur la cuisine.

Une convention a été signée avec l'enseigne de bricolage, Fayçal Tabine est le directeur du magasin : "Ce sont tous des collaborateurs volontaires. Une dizaine à peu près sur cent-cinquante. Ils viennent sur leur temps de travail s'ils le souhaitent. On s'organise pour cela. On est ouvert à d'autres projets. Que ce soit en lien avec le monde des soignants ou pour épauler des associations qui agissent sur la lutte contre le précarité. On est partants.

L'installation de la cuisine par des volontaires de chez Leroy-Merlin.
L'installation de la cuisine par des volontaires de chez Leroy-Merlin. © Radio France - Michel Benoit

Les matériaux reviennent au prix coûtant, "pur l'instant, la facture n'atteint pas les 10.000 euros pour la fondation car le centre hospitalier a décidé de financer la moitié des travaux" détaille Nora Viviani. "Je ne me voyais pas commencer l'aventure ailleurs qu'à Bourges puisque je suis berrichonne. La fondation souhaite également travailler plutôt sur les territoires marqués par le désert médical et où les dons sont moins nombreux que dans les très grandes villes. Je suis émue car cela prend forme. C'est un rêve secret qui prend vie et je suis convaincue que la qualité de vie au travail, c'est essentiel. Il faut prendre soin des personnels des hôpitaux pour qu'ils puissent prendre soin de nous." 

Le chantier se termine
Le chantier se termine © Radio France - Michel Benoit

Au printemps, une terrasse sera aménagée. D'autres salles de repos devraient voir le jour en région parisienne, à Tours et peut-être en Corse.

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