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Société

Bourges : Une charte pour maintenir les écoles en milieu rural

mercredi 6 juin 2018 à 9:45 Par Michel Benoît, France Bleu Berry

Le Cher a perdu près d'un millier d'élèves dans les classes publiques en primaires ces 6 dernières années et cet effondrement des statistiques se confirme pour la prochaine rentrée avec 451 élèves en moins ! L'éducation nationale tente donc de convaincre les maires de regrouper leurs écoles.

Les maires de Dampierre en Graçay et St-Georges sur la Prée (au premier rang à gauche) signent la charte visant à garantir l'avenir des écoles rurales
Les maires de Dampierre en Graçay et St-Georges sur la Prée (au premier rang à gauche) signent la charte visant à garantir l'avenir des écoles rurales © Radio France - Michel Benoit

Cher, France

Quatre conventions pour garantir l'avenir des classes rurales viennent d'être signées dans le Cher. Le principe est simple : si les communes s'allient, l'état leur garantit le maintien de leurs instituteurs pendant trois ans.  Parmi les signataires, le village de Dampierre en Graçay, 268 habitants, près de Vierzon : la dernière école à classe unique du Cher qui va se regrouper avec St-Georges sur la Prée à la rentrée prochaine. Le maire, Henri Letourneau  estime qu'il n'avait pas vraiment le choix : " Nous avons 18 élèves à l'heure actuelle, mais il n'y en aura plus que 13 à la rentrée, on nous aurait fermé l'école, on ne nous aurait pas demandé notre avis, même si j'estime que c'était viable. Du côté de l'inspection académique, ils mettent en avant la qualité pédagogique que de faibles effectifs ne permettent pas toujours de maintenir. C'est leur avis." 

Les élus et enseignants concernés par cette charte destinée à maintenir les écoles rurales à condition qu'elles se regroupent. - Radio France
Les élus et enseignants concernés par cette charte destinée à maintenir les écoles rurales à condition qu'elles se regroupent. © Radio France - Michel Benoit

A cinq kilomètres de là, St-Georges sur la Prée perd une classe : les deux communes se sont donc associées pour sauver l'essentiel : le maintien de leur école. Dampierre conservera les cours moyens. Un mariage un peu subi, même si la rectrice d'académie, Katia Béguin, rejette l'idée d'une épée de Damoclès sur les élus : " Les maires doivent s'emparer de ce qui existe en matière d'ouverture culturelle pour les élèves. C'est que font ces élus, vous voyez, ils n'ont pas de couteau sous la gorge. " 

Katia Béguin, rectrice d'académie (à droite) et Catherine Ferrier, préfète du Cher - Radio France
Katia Béguin, rectrice d'académie (à droite) et Catherine Ferrier, préfète du Cher © Radio France - Michel Benoit

L'idée, c'est de convaincre les élus de monter des projets pédagogiques en commun pour rendre ces écoles rurales plus attractives. Le but est notamment de convaincre les parents d'y laisser leurs enfants même s'ils travaillent en ville. L'objectif n'est pas de crier haro sur toutes les écoles rurales, dans une logique budgétaire, précise Katia Beguin : " Tout dépend du nombre de niveaux. Il arrive qu'il y ait des classes à deux niveaux, c'est tout à fait viable. Ca devient compliqué lorsqu'il y a trois niveaux ou plus et surtout lorsque les élèves d'un niveau sont seuls, ou en tout petit nombre. " Parfois, jusqu'à 40 % des enfants d'un village sont scolarisés ailleurs que dans l'école de leur commune ! Dans le Cher, 5 écoles ont fermé, ces six dernières années.