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A Brest, un collectif citoyen veut en finir avec les incivilités dans les quartiers

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu

Lassés de voir quelques jeunes "pourrir la vie des habitants" de la cité de Kérourien à Brest (Finistère), des citoyens ont décidé de réagir. Un collectif apolitique baptisé "les Bergers du Quartier" a l'intention d'occuper le terrain pacifiquement, sans pour autant renoncer à la confrontation.

Nazim Yenier, le fondateur du collectif Les Bergers du Quartier.
Nazim Yenier, le fondateur du collectif Les Bergers du Quartier. © Radio France - Nicolas Olivier

Ils ne veulent plus baisser la tête ou détourner le regard face aux incivilités. Créé le 1er février sur facebook, les Bergers du Quartier ont déjà rassemblé 850 abonnés en moins d'un mois. Et revendiquent plusieurs dizaines de vrais membres actifs, comme Claire (son prénom a été modifié). Cette Brestoise de 40 ans "commence à en avoir vraiment marre de cette injustice permanente qui fait qu'une minorité de gens font la loi tandis qu'une majorité de gens subissent et ne disent rien. Cette majorité devrait pouvoir s'exprimer et imposer un minimum de respect dans une vie en communauté."

Equilibrer le rapport de force

Le collectif est né autour de Kérourien, la cité HLM dite "sensible" de l'ouest de Brest, mais il ambitionne à terme d'intervenir dans toute la ville. Derrière cette initiative, un Brestois installé depuis près de quinze ans à quelques centaines de mètres de la cité. L'idée surgit pendant le premier confinement. Excédé par les incessants rodéos à moto sous ses fenêtres, Nazim Yenier descend pour demander aux jeunes d'arrêter. Un échange houleux qui l'incite à fédérer des citoyens pour occuper l'espace public et équilibrer le rapport de force. "Quand ils sont dix, quinze, le dialogue devient très compliqué", constate-t-il.

ECOUTEZ Nazim Yenier, l'homme qui a créé ce collectif

Dans un long reportage vidéo posté dans le groupe facebook, le fondateur des Bergers du Quartier dépeint un cadre de vie plutôt agréable, terni par les voitures brûlées, les agressions, les rodéos sauvages, ou encore les déchets jetés à même le sol. "Ici, tout est en place pour avoir une paix sociale, estime Nazim Yenier. Un quartier avec autant d'infrastructures, qui est aussi bien entretenu et où ça se passe mal, moi je ne comprends pas." Et d'insister sur la peur des habitants, qui n'oseraient rien dire ou faire contre la bande, par crainte de subir des représailles.

Une "milice de bras cassés"

Si le collectif se targue du soutien de cette "majorité silencieuse", l'initiative est très décriée par les jeunes de Kérourien que nous avons interrogés. Aucun n'a souhaité s'exprimer au micro, même anonymement. "Il nous fait passer pour des parasites et stigmatise le quartier" dit un jeune homme, qui accuse les Bergers d'être une "milice de bras cassés, des gens extérieurs au quartier" voire un groupe de "justiciers racistes". Nazim Yenier s'en défend vigoureusement, faisant valoir ses origines turques et ses convictions d'homme de gauche. "Et je n'ai jamais vu de milice à visage découvert, sans arme, et qui fait des vidéos et des reportages. Nous la seule arme qu'on possède c'est le verbe."

Un autre jeune croit savoir que les vraies motivations du créateur seraient politiques. "Il veut dialoguer avec nous, mais nous on n'a pas envie" conclut-il. Le samedi 13 février, des membres du collectif se sont rendus dans la cité. La tentative de dialogue a effectivement tourné court, la présence discrète de la police ayant achevé de discréditer le collectif auprès des jeunes.

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