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Dossier : Brexit

Brexit et monde du cheval : dans la Manche, c'est "wait and see" !

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Par , France Bleu Cotentin

Le Brexit sans accord dès le 12 avril est "désormais un scénario probable" prévient la Commission européenne. De nombreux secteurs économiques s'interrogent. Contrôles sanitaires, douanes... Dans la Manche, la filière équine attend de voir ce qu'il va se passer.

Entre les saillies, les concours et les ventes, 25.000 chevaux de course et d’élevage se déplacent chaque année entre le Royaume-Uni, l'Irlande et la France
Entre les saillies, les concours et les ventes, 25.000 chevaux de course et d’élevage se déplacent chaque année entre le Royaume-Uni, l'Irlande et la France - Maxppp

S'il y a bien un sujet qui réunit des deux côtés de la Manche, c'est bien le cheval, animal chéri aussi bien au Royaume-Uni qu'en Normandie, première région équine de France. Mais un obstacle pourrait bien se profiler dans cette relation séculaire : le Brexit. Une sortie sans accord des Britanniques de l'Union européenne dès le 12 avril est "désormais un scénario probable" prévient ce vendredi la Commission européenne. "Le vrai sujet, ce ne sont pas les vaches, ce sont les chevaux", a ainsi posé le coordinateur national pour la préparation du Brexit Vincent Pourquery de Boisserin.

Sans doute plus de paperasse

Pour le moment,  les professionnels manchois de la filière ne montent pas sur leurs grands chevaux ! La majorité des professionnels interrogés n'a pas plus d'inquiétude que ça : on attend de voir, wait and see comme on dit outre-Manche. Les interrogations se concentrent particulièrement à deux niveaux. D'abord, sur le plan sanitaire. "En Normandie, on exporte beaucoup de chevaux, notamment des galopeurs, vers l'Angleterre et l'Irlande. On ne sait pas quelles règles seront mises en place, mais ça risque de poser problème", note Yann Adam, le directeur du pôle hippique de Saint-Lô. Un accord tripartite existe depuis les années 1960 pour régir le transfert des animaux, avec des contrôles facilités. Là, "il y aura _très certainement des difficultés, des retards aux postes de douanes, des papiers administratifs._.. Peut-être qu'on a peur pour rien", confie le directeur. 

Un éleveur interrogé prend l'exemple d'un transfert entre la France et l'Irlande : "Là, on fait embarquer les chevaux à Ouistreham jusqu'à l'Angleterre. Puis ils traversent le pays en camion, avant de passer la mer d'Irlande". Un déplacement qui permet d'éviter de trop longues heures de mer, sans grand confort et qui peuvent compromettre les performances. Mais qu'en sera-t-il désormais ? 

Les cavaliers anglais vont-ils toujours venir ? 

Et puis, sur le plan sportif, le Brexit peut aussi compliquer les relations. "La nation numéro un qui vient à Saint-Lô, ce sont les Anglais, des fois, sur plusieurs semaines quand on a plusieurs concours internationaux. Mais là, je pense qu'ils réfléchiront deux fois pour venir", précise Yann Adam. Sur une compétition saint-loise, on peut avoir une vingtaine de cavaliers anglais (qui sont parmi les meilleurs au monde) qui viennent avec entre trois et six chevaux chacun, "donc ça peut représenter une centaine de chevaux à chaque fois qui peuvent ne plus venir, rester chez eux pour des compétitions en Angleterre. Donc, ça peut représenter un sacré manque à gagner qui ne sera pas compensé", ajoute le professionnel.    

Entre les saillies, les concours et les ventes, 25.000 chevaux de course et d’élevage se déplacent chaque année entre le Royaume-Uni, l'Irlande et la France.

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