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Brexit : les Britanniques installés en Occitanie font les démarches pour être officiellement occitans

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Par , France Bleu Occitanie

Le Brexit étant effectif à la fin de l'année, les Britanniques vivant en France ont entamé des démarches administratives pour se faire naturaliser ou pour obtenir une carte de séjour. En Occitanie, on recense environ 25.000 Britanniques.

Luke, installé à Toulouse, ce Britannique né à Bristol compte demander une carte de séjour permanent à cause du Brexit
Luke, installé à Toulouse, ce Britannique né à Bristol compte demander une carte de séjour permanent à cause du Brexit © Radio France - Marion Aquilina

Les Britanniques installés en France qui avaient des phobies administratives sont en train de les surmonter. Depuis une semaine, ils peuvent faire les démarches pour pouvoir rester dans l'Hexagone en ayant de nouveaux papiers d'identité valables puisque leur passeport européen sera bientôt périmé, conséquence du Brexit effectif à la fin de l'année. À la préfecture de Haute-Garonne, il y a un guichet ouvert le vendredi exprès pour les demandes des Britanniques.

Ces démarches administratives peuvent prendre plusieurs formes : une demande de naturalisation (obtention de la nationalité française) ou une demande de carte de séjour permanent, renouvelable tous les dix ans. Les démarches peuvent se faire jusqu'au 1er juillet 2021. Mais pour ces Britanniques qui se lancent dans ces requêtes, le Brexit se concrétise sérieusement et marque une étape dans leur vie.

Un soulagement ?

Ils se sentent déjà Français, puisqu'ils résident en Occitanie depuis des décennies pour certains. Après plus de 20 ans à Toulouse, Rob a presque perdu son accent. Il a fait une demande pour avoir une carte de séjour permanent : "La question de repartir en Angleterre ne s'est même pas posée parce que notre vie est ici. Heureusement que la démarche n'est pas trop compliquée pour pouvoir rester." Ses deux filles âgées de cinq ans sont scolarisées à Toulouse où elles apprennent le français et l'occitan, et où elles ont pris l'accent toulousain.

Un autre Britannique toulousain a choisi de demander la carte de séjour, Luke Askance , musicien et poète qui écrit et chante en français : "Mon groupe de musique Skin & Wire, c'est ma famille. Certains ont d'ailleurs grandi dans la région. J'ai aussi travaillé avec des Maghrébins et des descendants de réfugiés espagnols. Toulouse est une ville pleine de ces cultures-là mais on ne s'en rend pas forcément compte, c'est dommage. Toulouse est une ville en partie créée par ces cultures issues de l'immigration et en tant qu'homme britannique, je suis fier de faire partie de tout ça."

Cette demande de carte de séjour permanent est peut-être la formule la plus simple, la moins onéreuse. Vanessa, traductrice et journaliste à Toulouse, a opté pour une demande de naturalisation : "Avoir la nationalité française va me permettre de pouvoir voter [Ndlr. Impossible avec une carte de séjour]. Le Brexit m'y a obligée mais je vais pouvoir participer à la vie démocratique de mon pays. Me voici donc française, et très heureuse de l'être !" Mais pour se faire naturaliser, Vanessa a dû faire traduire beaucoup de documents, des papiers officiels d'elle et sa famille. En tout, cela lui a coûté environ 250 euros.

Qui sont les Britanniques en Occitanie ?

Ces Britanniques occitans sont assez nombreux. D'après une étude de l'Insee, l'Occitanie est la 2e région de France avec la plus forte communauté britannique derrière la Nouvelle-Aquitaine. Cela correspond au nombre d'habitants d'une ville comme Muret, soit 25.000 "British" implantés dans la région. 

Pour la majorité, il s'agit de retraités qui aiment bien la campagne. Surtout quand c'est un endroit un peu touristique. Dans le Gers, ils achètent une maison à Marciac, dans le Lot, ils adorent Puy-L’Évêque. Et dans le Tarn-et-Garonne, ils ont eu un coup de cœur pour une vieille et charmante bâtisse à Saint-Antonin-Noble-Val. Pour le reste, ces Britanniques vivent dans l'aire urbaine de Toulouse : 4.000 actifs salariés chez Airbus ou des sous-traitants aéronautiques, et la moitié d'entre eux sont des cadres.

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