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Dossier : Brexit

Brexit : quelles conséquences économiques dans la région toulousaine ?

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Par , France Bleu Occitanie

Les Britanniques quittent officiellement l'Union européenne ce vendredi. Près de Toulouse et en Occitanie c'est l'aéronautique, l'agro-alimentaire et la viticulture qui risquent d'être les plus fragilisés. Mais les professionnels de ces secteurs ne sont pas tous inquiets.

Illustration
Illustration © Radio France - TOLGA AKMEN

Le Royaume-Uni quitte l'Union Européenne ce soir, mais pour l'instant peu de choses vont changer. C'est au terme des négociations, sensées se terminer à la fin de cette année 2020 que l'on en saura plus sur les échanges commerciaux notamment, car en attendant, le Royaume-Uni reste dans le marché unique et l'union douanière.

Concrètement, les douanes françaises se préparent à mener des vérifications aux frontières et aux aéroports pour les marchandises britanniques. Forcément, les importations et les exportations risquent de coûter plus cher ( 5 à 10% selon une étude du cabinet Ofxord Economics) et l'une des questions c'est quel sera l'impact concret de ce Brexit pour nos entreprises locales en Occitanie.

L'aéronautique en première ligne 

En 2018, environ 8.000 entreprises d'Occitanie ont commercé avec les Britanniques pour un montant d'1,2 milliards d'euros, et 60% de ces transactions concernant la Haute-Garonne. Les produits exportés vers le Royaume Uni sont principalement issus de la construction aéronautique et spatiale à 53,6 %, des industries agroalimentaires à 11,9 % mais aussi de la sylviculture, la pêche et l’aquaculture (6,8 %). Le Royaume-Uni représente par ailleurs l'un des premiers marchés touristiques internationaux pour l'Occitanie : 4e clientèle étrangère de l'Occitanie en nuitées marchandes, en hôtels et en campings avec plus de 1,2 million de nuitées, selon les chiffres de la Région Occitanie.

Ainsi, l'aéronautique et bien sûr Airbus est en première ligne concernant le Brexit. Mais le constructeur européen anticipe depuis de nombreux mois. Ainsi, une liaison aérienne entre le Royaume uni et Toulouse a été mise en place, et le constructeur a augmenté ses stocks "au cas où". Ce sont en fait ses sous-traitants les plus petits qui risquent de souffrir car ils n'ont pas forcément les ressources juridiques ou humaines pour se préparer à de nouveaux droits de douane, de nouveaux coût logistique, des délais de livraisons plus longs et de la paperasse plus abondante.

Ceci étant, "le scénario du pire, celui du no-deal a été évité", explique Stéphane Latouche, directeur régional Occitanie de la Banque de France.  "Il est trop tôt pour dire si ce Brexit aura un impact sur l'emploi en Occitanie. Mais le Royaume-Uni  avec cette décision se prive d'un marché de près de 500 millions d'habitants alors que les britanniques sont 66 millions ; celui qui a le plus à perdre c'est donc le Royaume-Uni."

Stéphane Latouche directeur régional Occitanie de la Banque de France

Les professionnels du vin plus ou moins inquiets

L'un des secteurs touchés en Occitanie c'est aussi celui de la viticulture. En 2018, pas moins de 350 entreprises viticoles de la région ont exporté pour 100 millions d'euros de marchandises vers le Royaume Uni, et 23% des vins français exportés viennent d'Occitanie, selon des chiffres de la Région. 

Alors certains vignerons sont inquiets, comme Pascal Verhaeghe, propriétaire du château du Cèdre, un vignoble de 27 hectares dans la région de Cahors. "Si les Britanniques perdent du pouvoir d'achat et si en plus les produits sont taxés, on peut imaginer une chute de 50% de ventes", assure-t-il. Mais Jacques Trainier, directeur général de Vinovalie qui regroupe quatre caves coopératives de Gaillac, de Fronton et de Cahors, est plus serein. Même si 20% de son chiffres d''affaires se fait à l'étranger (environ 2 millions d'euros), il croit "que la raison l'emportera car les désaccords coûteraient trop chers aux uns et aux autres." L'une des inquiétudes est aussi du coté des appellations, parce que selon l'accord qui sera négocié pour 2021, le Royaume-Uni pourrait ne plus reconnaître les labels comme AOP ou IGP.

Des aides de la Région 

Pour faire face à toutes ces incertitudes, la Région Occitanie a mis en place des actions via son agence de développement économique AD’OCC. Elle peut par exemple financer en partie des consultants spécialisés sur les droits de douane ou sur les homologations et propose aussi aux viticulteurs des accompagnements dans le cadre du Contrat AgroViti. L'Etat a de son côté mis en place un site internet pour informer au mieux les entreprises mais aussi les citoyens sur le Brexit.

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