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Société

Bruz : un projet de méthaniseur et de station d'épuration créé la discorde

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Par , France Bleu Armorique

Le projet a été voté fin septembre et le chantier doit débuter en 2024 sur la zone du Chêne Day à Bruz. La station d'épuration doit notamment remplacer celles de Saint-Jacques-de-la-Lande, le Rheu et Chavagne. Mais les riverains s'y opposent fortement, ils ont d'ailleurs monté un collectif.

Une première réunion du collectif était organisée à Bruz
Une première réunion du collectif était organisée à Bruz © Radio France - Maxime Bossonney

Bruz, France

C'est une Z.A.C (Zone d'aménagement concerté) qui doit voir le jour d'ici 5 ans à Bruz au lieu-dit Chêne Day, route de Cicé. Le projet prévoit une zone de 60 hectares, dont huit hectares pour un méthaniseur et une station d'épuration. Station qui doit remplacer et regrouper celles de Chavagne, Le Rheu et Saint-Jacques-de-la-Landes. Pour l'instant Rennes Métropole a voteé pour le projet mais les études d'impact environnemental sont en cours, avant le lancement d'une enquête public.

Mais les riverains et agriculteurs concernés directement par le projet ont décidé de ne pas attendre l'échéance pour se mobiliser. Ils viennent tout juste de se monter en collectif, et organisait samedi 16 novembre à Bruz une première réunion publique. Une réunion à l'initiative de trois agriculteurs, qui vont voir leurs terres agricoles amputées de plusieurs hectares.

C'est le cas de Françoise Gilloix qui risque de perdre neuf hectares de son exploitation. "On a tout construit de A à Z ici, on est chez nous" proteste l'agricultrice. "La commune a suffisamment de terres pourquoi prendre des terres économiquement en services et viables ?" . Françoise regrette également de le manque de communication de la part de Rennes Métropole. "Chacun se renvoie la balle" soupire-t-elle.

Un tiers de son exploitation menacé 

Mais celui qui va être le plus touché par la construction de cette Z.A.C c'est Stéphane Brizard. En l'état actuel du projet, il risque d'être amputé d'un tiers de son exploitation d’élevage bovin. Surtout, Stéphane vient d'inaugurer un nouveau bâtiment flambant neuf. "On ne m'a pas tenu informé lors du dépôt de mon permis de construire" estime l'éleveur. "Aujourd'hui ça remet en cause mon exploitation et son fonctionnement à l'avenir. C'est désolant, on fait encore disparaître de la terre agricole" dit-il.

Mais au-delà de l'emprise foncière du projet, et de la bétonisation, c'est la station d'épuration et le méthaniseur qui inquiètent les riverains ; ils craignent une dévalorisation de leur maison à la revente. "On va avoir du transport routier toute la journée, des déchets verts amenés directement de tout Rennes Métropole" craint une riveraine en faisant référence au méthaniseur. Et pour la station d'épuration : "Pourquoi aller chercher de l'eau à Chavagne ou au Rheu ? Vous imaginez l'impact sur l'environnement à creuser et à construire des tuyaux sous la Vilaine" confie cette même riveraine.

Le collectif n'est qu'à ses premiers balbutiements, mais il compte bien se faire entendre dans les mois à venir.

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