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Société DOSSIER : Le centre d'enfouissement des déchets nucléaires de Bure dans la Meuse

"Bure ne doit pas devenir une ZAD", prévient la préfecture de la Meuse

lundi 9 avril 2018 à 18:28 - Mis à jour le mardi 10 avril 2018 à 15:46 Par Laurent Watrin, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

L'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) relance la fermeté de l'Etat pour protéger le site du projet de stockage des déchets radioactifs à Bure (Meuse). Depuis l'évacuation du Bois Lejuc, en février, les gendarmes empêchent toute manifestation illégale.

La dernière manifestation à Bure, début mars 2018, avait rassemblé près de 300 personnes.
La dernière manifestation à Bure, début mars 2018, avait rassemblé près de 300 personnes. © Radio France - Emma Sarango

Meuse, France

Emmanuel Macron l'annonçait, après l'abandon du projet d'aéroport près de Nantes : le chef de l'Etat ne veut pas voir d'autres ZAD en France. Ce message présidentiel, relayé par le ministre de l'écologie, Nicolas Hulot, se traduit concrètement en Lorraine : pas question de laisser s'installer des zadistes à Bure (Meuse), autour du projet de centre de stockage des déchets radioactifs, géré par l'ANDRA.

Interrogé par France Bleu, le directeur de cabinet de la préfecture de Meuse, Jean-Michel Radenac, confirme, ce lundi 9 avril 2018, le maintien du dispositif de surveillance, mis en place depuis l'évacuation du Bois Lejuc, fin février. Ce terrain, propriété de l'Agence de gestion des déchets radioactifs, était occupé illégalement par des opposants radicaux, qui avaient choisi de casser le mur construit par l'ANDRA sur ce site. 

A Bure, le dispositif de veille est évolutif

Une centaine de gendarmes mobiles séjournent donc en permanence dans le secteur de Bure. Un escadron de vigilance censé garantir la sérénité du projet nucléaire lorrain. "A Notre-Dame-des-Landes, un habitat précaire était constitué, c'est justement ce qu'on veut éviter", explique la préfecture de la Meuse.

Le dispositif des forces de l'ordre pourrait être renforcé si jamais des "éléments radicaux" tentaient de réinvestir le site lorrain. Le directeur de cabinet de la préfecture de Meuse n'y croit pas : "Même si certains présentent des profils plus radicaux, l'opposition est beaucoup plus dans une phase de discussion avec les pouvoirs publics".

Les services de l'Etat rappellent que des manifestations pacifiques peuvent toujours être autorisées. Un rassemblement prévu en juin prochain est d'ailleurs en discussion. Pour le reste, c'est le principe de fermeté. 

Des réseaux radicaux sous haute surveillance nationale

A Bure, il s'agit de garantir la "sérénité" du projet nucléaire lorrain. La surveillance des réseaux radicaux recouvre des opérations multiples, menées par la sous-direction de l'anticipation opérationnelle (SDAO).  Le pistage d'internet et le renseignement, sous toutes ses formes, doivent permettre de prévenir les troubles à l'ordre public

Ce rappel de la fermeté de l'Etat face aux risques de débordements coïncide avec une nouvelle décision de justice contre des opposants actifs. Le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc vient de condamner deux militants à quatre mois de prison avec sursis et 3 000 euros d'amende. Ils sont reconnus coupables d'avoir provoqué la chute du mur dans le Bois Lejuc, en août 2016.

Le réseau "Sortir du nucléaire" dénonce les décisions de la Justice

Après ces deux condamnations, le collectif "Bure Stop" et le réseau "Sortir du nucléaire" dénoncent, dans un communiqué, publié ce mardi 10 avril 2018,"une erreur judiciaire grave et une décision arbitraire". Les associations expliquent que les militants condamnés n'ont pas participé à la chute du mur même "s'ils s'étaient déclarés solidaires de cette action". Leur avocat, Etienne Ambroselli, va faire appel de ce jugement.

Un autre opposant avait été condamné, mardi 3 avril, à quatre mois de prison avec sursis, pour avoir lancé des projectiles sur des gendarmes, lors de la dernière manifestation illégale organisée, début mars, à Bure.