Société

Burger King à l'assaut de l'agglomération orléanaise

Par Stéphane Barbereau, France Bleu Orléans mercredi 28 septembre 2016 à 18:02

L'ancien Quick de Saran transformé en Burger King
L'ancien Quick de Saran transformé en Burger King © Radio France - Stéphane Barbereau

Burger King est de retour à Orléans ! L'enseigne de fast food américaine avait quitté la France et le Loiret à la fin des années 90. Elle revient en force et a ouvert son 67ème restaurant ce mercredi, au Nord de la capitale régionale.

Ce n'est pas l'affluence des grands jours. Pas de bouchons sur la nationale 20 toute proche, pas plus de cinq voitures au drive et pas de d'attente interminable en caisse. Burger King n'a pas réédité l'exploit de KFC qui avait ouvert son 1er restaurant à Orléans-Sud, en novembre 2013, créant une pagaille monstre sur les axes alentours pendant une semaine. Il se disait même à l'époque que le restaurant orléanais avait battu le record de chiffres d'affaires en une semaine pour l'enseigne qui a fait du poulet frit sa marque de fabrique.

face à l'afflux de clients, des salariés orientaient les voitures vers les parkings des commerces alentours - Radio France
face à l'afflux de clients, des salariés orientaient les voitures vers les parkings des commerces alentours © Radio France - Stéphane Barbereau

Burger King mise sur la qualité

Mais si Burger King ne crée pas des bouchons, le fast food a quand même ses fans, nombreux en ce jour d'ouverture, comme Stéphanie, venue de Gidy en famille : "on préfère Burger King à Mac Donald's. C'est la cuisson qui est meilleure". D'autres adeptes du whooper, le sandwich phare de l'enseigne, mise sur l'exotisme supposé de Burger King, comme Atis : "ça nous rappelle un petit peu les vacances, comme on trouve à l'étranger et pas trop en France..."

Les clients passent d'abord commande sur des bornes dans ce restaurant qui peut accueillir 300 personnes - Radio France
Les clients passent d'abord commande sur des bornes dans ce restaurant qui peut accueillir 300 personnes © Radio France - Stéphane Barbereau

Et l'enseigne américaine se démarque aussi de la concurrence par son marketing : un ton résolument décalé pour annoncer l'ouverture d'un nouveau restaurant, comme celui de Saran :

Même ton potache pour l'ouverture du Burger King, sur l'aire de repos de Blois, sur l'A10, le 22 septembre :

Burger King laisse aussi ses fans faire sa pub à sa place. A Saran, ils pouvaient s'enregistrer sur les réseaux sociaux pour recevoir une invitation pour l'avant-première mardi soir. En échange d'un menu gratuit, les clients devaient s'engager à faire la promotion du restaurant sur Facebook et Tweet notamment.

Une cuisson qui nécessite davantage de main d'oeuvre que la concurrence

La cuisson du sandwich, c'est ce qui ferait toute la différence chez Burger King à écouter Benoit Lonceint, le gérant de ce restaurant et de 5 autres Quick de la région :

ce sont deux gros barbecues et la flamme, activée par l'huile déposée sur la viande, permet de la griller

Benoit Lonceint, le patron des Quick et Burger King du Loiret - Radio France
Benoit Lonceint, le patron des Quick et Burger King du Loiret © Radio France - Stéphane Barbereau

Une technique qui nécessite bien plus de main d'oeuvre en cuisine que chez la concurrence selon ce patron :

Ici, à Saran, nous étions une soixantaine de salariés, nous passons à 115 ! Nous doublons quasiment l'effectif

Ecoutez les premiers clients de Burger King à Saran

Plus d'emplois à temps partiel

Dans les fast foods, l'emploi à temps partiel règne en maître. Burger King ne fait évidemment pas exception, 85% des salariés ont des contrats allant de 16 à 25 heures par semaine mais tous sont en CDI (il y a beaucoup d'étudiants parmi le personnel). Les fast foods sont réputés aussi pour leur turn over important : la répétition des mêmes gestes, le peu de qualification qu'ils demandent usent rapidement les salariés. A Saran, cette rotation de salariés serait toutefois moins importante que chez la concurrence selon Benoit Lonceint :

Nous sommes les premiers en France, à Orléans, à avoir installé un centre de formation, ce qui a permis de stabiliser les équipes, avec un turn over trois fois moins élevé que la moyenne nationale

Benoit Lonceint dresse le profil type d'un salarié de Burger King

Les équipiers (les salariés travaillant en salle ou en cuisine) restent ainsi en moyenne de 1 an et demi à 2 ans et demi dans ce restaurant. il y a une stricte parité entre homme et femmes et la moyenne d'âge est très basse, autour de 24 ans.

De nouvelles ouvertures de fast foods sur l'agglo d'Orléans

A terme, d'ici 2020, lorsque tous les restaurants Quick de Benoit Lonceint seront passés sous enseigne Burger King (début 2017 pour les fast foods d'Amilly et Chartres, 2018 pour ceux d'Orléans Place d'Arc et Olivet), le nombre de salariés sera passé de 280 à 500 personnes. Pour absorber ces nouveaux coûts de main d'oeuvre, le patron des Quick et futur Burger King du Loiret, mise sur une hausse de 25 à 30 % du chiffre d'affaires due uniquement à l'attrait de la nouvelle marque. Cette transformation de Quick en Burger King (la toute première en France) a coûté 2 millions d'euros. Benoit Lonceint ne compte pas s'arrêter là. Il prévoit de nouvelles ouvertures de Burger King dans la région orléanaise dans les années à venir. Mac Donald's a déjà répliqué avec l'ouverture le mois prochain d'un 8ème fast food sur l'agglomération orléanaise, à Saint Pryvé Saint Mesmin, près du nouveau supermarché Super U.