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"C'est de la résistance !", une quinzaine de petits commerces non-alimentaires ouverts à Brive

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Par , France Bleu Limousin

Ce vendredi, le maire de la ville de Brive, Frédéric Soulier, a pris un arrêté autorisant les petits commerces non-essentiels de rouvrir. Cet arrêté a été jugé illégal par la préfète de la Corrèze. Mais ce samedi, de nombreux commerçants ont décidé de ne pas baisser le rideau à leur clientèle.

Anne a gardé sa boutique ouverte ce samedi .
Anne a gardé sa boutique ouverte ce samedi . © Radio France - Thomas Vinclair

"Bonjour, entrez, nous sommes ouverts !" Sur la vitrine du magasin de Virginie on peut lire : "Notre maire nous soutient ! Merci Signé : un petit commerçant". Ce petit texte fait référence à l'arrêté de Frédéric Soulier de ce vendredi qui autorise les petits commerces non-essentiels, fermés depuis le nouveau confinement, à rouvrir. 

Un arrêté jugé illégal par la préfète de la Corrèze mais qu'importe pour Virginie. Elle a décidé d'ouvrir son magasin Mémé Gâteau ce samedi. En tout, une quinzaine de commerçants du centre-ville ont pris la même décision.

"Je suis ouverte pour garder mes salariés. J'en ai trois. Je suis aussi "ouverte" pour lutter contre le Covid mais je suis "fermée" contre des décisions qui vont tuer tous les petits commerces de notre centre-ville !" Virginie est en colère. Elle ne comprend pas pourquoi on lui demande de fermer sa boutique. Elle explique qu'elle respecte à la lettre les règles sanitaires et sourit :"C'est un peu de la résistance aujourd'hui !"

Des commerçants unis... et des Brivistes solidaires

Bruno vend des vêtements quelques mètres plus loin. Il tient cinq boutiques dans le centre-ville. "Il n'y a rien de cohérent aujourd'hui. Moi je dois fermer alors que je vends des vêtements et les centres commerciaux ouvrent avec leurs rayons textiles. Ce n'est pas normal, ils doivent fermer eux aussi. Aujourd'hui, nous montrons tous ensemble que nous sommes solidaires. "

Devant les boutiques non-essentielles ouvertes, quelques Brivistes s'arrêtent pour encourager les commerçant : "Ne lâchez pas, battez-vous !" Alysson est, elle aussi, venue soutenir ces commerçants. "J'ai acheté de la décoration d'intérieur pour leur montrer que nous les soutenons. Ce n'est pas normal de fermer leurs magasins à cause de la crise sanitaire. On se sent plus en sécurité ici que dans les centres commerciaux, il faut arrêter à un moment donné !"

Une ouverture symbolique

Une grande majorité des gérants ont tenu à préciser que cette ouverture "résistante" n'était que symbolique. "Nous voulions faire passer un message fort, nous ne nous laisserons pas faire, explique Anne gérante de "Ici c'est la Corrèze", Nous sommes tous républicains et dès lundi nous allons baisser, à notre tour, notre rideau. Il faut juste que le gouvernement nous écoute."

Du côté de la préfecture, on précise qu'il n'y a eu "aucune fermeture administrative" ce samedi à Brive. Les maires de Brive, Objat ou Malemort ont signé ce vendredi 30 novembre un arrêté permettant d'ouvrir les commerces non-alimentaires. Plusieurs autres maires de villes moyennes de France ont pris des arrêtés similaires, comme Migennes dans l'Yonne, Décize dans la Nièvre, ou encore Aubusson, en Creuse.

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