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Société

"C'est douloureux, affreux, ce n'est pas digne de l'Eglise" témoigne une des soeurs relevée de ses voeux par le Vatican

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Par , France Bleu Mayenne

29 religieuses de la congrégation "Les Petites Soeurs de Marie", dont la maison-mère est basée en Mayenne, ont été relevées de leurs voeux par le Vatican. L'envoyée spéciale du Saint-Siège tente de déminer une situation particulièrement tendue.

Photo d'Illustration : les Petites Soeurs de Marie relevées de leurs voeux en Mayenne
Photo d'Illustration : les Petites Soeurs de Marie relevées de leurs voeux en Mayenne © Radio France

Saint-Aignan-sur-Roë, France

Du jamais vu dans l'Eglise, 29 religieuses relevées de leurs voeux par le Vatican. On vous parle, sur France Bleu Mayenne, depuis le début de la semaine de cette incroyable affaire qui se déroule au sein de la congrégation des "Petites Soeurs de Marie" dont la maison-mère est à Saint-Aignan-sur-Roë, dans le sud du département.

Il fallait couper la tête de la Congrégation"

Nous avons réussi à joindre ces femmes qui sont retournées à la vie civile et laïque. La conversation dure quelques minutes avec l'une d'entre elles."C'est une chose douloureuse, affreuse, ce n'est pas digne" commence-t-elle. Elle évoque même du harcèlement moral de la part de sa hiérarchie. "Il fallait couper la tête de la Congrégation" ajoute-t-elle. 

Une histoire de gros sous pour éponger des dettes ?

Mais pourquoi ? Pour apparemment une histoire de gros sous. Il y a deux ans, le Diocèse de Laval aurait voulu récupérer les biens immobiliers de la communauté afin de les vendre, une somme qui aurait alors permis d'éponger les dettes de l'évêché. L'envoyée spéciale du Vatican, une théologienne réputée, Soeur Geneviève Médevielle, dément cette accusation. "Impossible, pour vendre, il faut l'accord du Saint-Siège et de l'Etat" assure-t-elle. 

Une plainte envisagée

Si Rome a repris la main sur ce dossier, c'est pour uniquement un problème de gouvernance. De l'intégrisme ? "Non, plutôt de l'autoritarisme" explique-t-elle. Les anciennes religieuses pourraient porter plainte. Le Vatican espère que ça n'ira pas aussi loin rappelant qu'une aide financière leur sera apportée. Celles qui ont décidé de rester, elles sont 6, acceptent donc la tutelle de Rome. Nous en avons rencontré une : pas de commentaire. Leur situation est précaire car elles sont vues comme "des traîtresses à la cause" conclut l'émissaire du Pape.