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"C'est la catastrophe" : une chute de 70% du chiffre d'affaires des pisciculteurs de l'Indre

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Par , France Bleu Berry, France Bleu

La sécheresse extrême dans l'Indre a fait beaucoup de mal à l'activité piscicole en Brenne. Les exploitants ont perdu entre 50 et 60% de leur récoltes de poissons. Cela représente une perte de 70% de leur chiffre d'affaires.

Louis Retaud va reprendre la pisciculture de la Gabrière. Mais il y travaille déjà depuis plusieurs années. Et son constat est clair : la situation est catastrophique.
Louis Retaud va reprendre la pisciculture de la Gabrière. Mais il y travaille déjà depuis plusieurs années. Et son constat est clair : la situation est catastrophique. © Radio France - Mathias Bonnefond

La situation est extrêmement préoccupante pour les pisciculteurs en Brenne. La pluie qui tombe depuis début octobre n'y change rien. Elle n'efface pas les mois et les mois de sécheresse. À la pisciculture de la Gabrière, la situation est tendue. Stéphane Retaud va céder la gestion de l'exploitation à son fils, Louis. "La situation est plus que catastrophique. Et l'année prochaine sera pareille, à cause du manque de reproduction des poissons", explique Louis Retaud. Du fait du changement de statut de la pisciculture, il va être exonéré de charges pendant un an. Mais malgré tout, 2020 sera une année difficile. "Ça va être deux années perdues pour la pisciculture. On a entre 60 et 70% de pertes par rapport aux années précédentes", souligne-t-il.

On n'a pas une trésorerie, on fait un boulot où on ne gagne pas énormément. On ne peut pas se permettre deux années compliquées"

Du jamais vu pour les pisciculteurs de l'Indre

Et la situation de la pisciculture de la Gabrière n'est pas isolée. Le syndicat des exploitants piscicoles de la Brenne a fait ses calculs. "En chiffre d'affaire, on a des pertes de 70% de partout. Pour les personnes plus âgées et installées depuis plus longtemps, ce sera une année très difficile à passer. Mais _pour les plus jeunes, qui n'ont pas les reins solides, c'est une année qui risque d'être fatale_", s'inquiète Joël Deloche, vice-président du syndicat. 

L'inquiétude porte aussi sur l'avenir de la filière piscicole dans sa globalité dans l'Indre. "Je suis inquiet. Les régions piscicoles, comme la Camargue et la Sologne, disparaissent. En Brenne, on tient encore un peu", prévient Stéphane Retaud. "Si la pisciculture s'éteint en Brenne, il n'y a plus d'intérêt, il n'y a plus de biodiversité. Le jour où il n'y aura plus ça, la Brenne n'aura plus lieu d'être", ajoute-t-il.

Car c'est mécanique : si 2019 a été compliquée, 2020 le sera aussi. La difficulté sera de remettre du poisson dans les étangs. "On mettra au moins un an pour s'en remettre. Si tout va bien...", avance avec prudence Joël Deloche, vice-président du syndicat des exploitants piscicoles en Brenne.

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