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Coronavirus : reconfinement en France à partir de vendredi, jusqu'au 1er décembre

A Nancy, 120 détenus testés à la covid-19 "pour éviter d'être encore plus enfermés"

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Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

120 détenus du centre de détention Nancy-Maxéville ont été testés au coronavirus le 12 août 2020, après la découverte, la semaine dernière, d'un cas positif parmi les prisonniers. En attendant les résultats, ils sont tous confinés dans leur cellule.

Deux soignants effectuent les tests de dépistage sur le pas de la porte de chaque cellule.
Deux soignants effectuent les tests de dépistage sur le pas de la porte de chaque cellule. © Radio France - Lise Roos-Weil

Dans le long couloir du 3ème étage, les portes violette se succèdent. Le surveillant passe de cellule en cellule pour prévenir les détenus : "vous vous préparez, vous vous habillés et vous mettez une chaise à côté de votre porte s'il-vous plait !". Les 120 prisonniers du centre de détention sont testés au coronavirus après la découverte d'un cas positif, la semaine dernière.

Ces détenus, condamnés à des peines allant de 2 à 10 ans de réclusion, se retrouvent donc confinés depuis le 7 août. Ils ont d'habitude le droit de circuler presque librement, de passer d'une cellule à une autre par exemple. "C'est ce qui nous a poussé à confiner l'ensemble des détenus concernés car ils pouvaient être en contact, explique le chef d'établissement Hugues Stahl. C'est aussi une contrainte supplémentaire pour ces détenus, qui sont d'habitude habitués à plus de liberté. C'était une décision difficile à prendre mais nécessaire."

Testés sur le pas de la porte de leur cellule

Cette opération massive de dépistage a demandé aux équipes de l'unité sanitaire de s'adapter, en quelques jours seulement. "On a dû décaler certains soins, tout en conservant la distribution des traitements", précise Catherine, qui travaille depuis 10 ans à l'unité sanitaire du centre pénitentiaire.

Mais l'organisation est bien rodée : les deux soignants enchaînent les tests, sur le pas de porte de chaque cellule. Entre deux prélèvements, il faut enfiler une nouvelle sur-blouse et de nouveaux gants.

"C'est un mal pour un bien, s'exclame ce père de famille  à la cellule couverte de photos. Il faut bien passer par là pour éviter d'être encore plus enfermés. Moi je vois ma fille au parloir, je ne veux pas refiler le virus à ma femme, ma mère, ma fille." Déjà confiné pendant quinze jours après une permission de sortie, il espère être déconfiné rapidement, en fonction du résultat de son test.

Il faut bien passer par là pour éviter d'être encore plus enfermé. Je vois ma fille au parloir, je ne veux pas lui refiler le virus.

Son voisin de cellule attendait lui aussi avec impatience ce test. "Plus vite on sera testé, plus vite on pourra en finir avec le confinement, confie-t-il. C'est difficile à supporter, en plus moi je travaillais donc on n'a plus du tout d'activité. Plus de promenade, plus de parloir, plus rien."

Seuls quatre détenus ont refusé le test. Les personnes négatives pourront être progressivement déconfinées, dans les prochaines semaines. Les prisonniers déclarés positifs et tous les prisonniers qui présentent des symptômes seront, eux, mis en quarantaine dans un quartier dédié de la maison d'arrêt.

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