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Société

C'est une première en France : un syndicat spécifique pour les étudiants salariés vient d'être créé à Besançon

Un syndicat spécifique pour les étudiants salariés a été créé à Besançon par la CGT. L'idée est de défendre ces étudiants dans le monde du travail et face à l'administration universitaire.

Un syndicat spécifique pour les étudiants salariés vient d'être créé à Besançon, c'est une première en France (photo d'illustration)
Un syndicat spécifique pour les étudiants salariés vient d'être créé à Besançon, c'est une première en France (photo d'illustration) © Radio France - Alexis Morel

Besançon, France

Le constat est simple : de plus en plus d'étudiants sont obligés de travailler pour financer leurs études. Et ces étudiants occupent des emplois souvent précaires, à temps partiel, à horaire variable et pas facilement compatibles avec des études. 

Un syndicat pour les étudiants salariés : une première en France

Pour défendre ces étudiants à la fois dans le monde du travail et face à l'administration universitaire, un syndicat spécifique pour les étudiants salariés vient d'être créé à Besançon. Il s'agit d'une première en France. Selon Mathieu Guinebert, étudiant en droit à la faculté de Besançon, secrétaire général du syndicat, "80% des étudiants sont obligés de travailler au moins un mois dans l'année pour financer leurs études. 53% d'entre eux travaillent dix mois ou plus dans l'année". "Mais, ajoute l'étudiant, il y a un manque de représentation de ces étudiants. Et il n'y a pas non plus de syndicat qui mêle ces deux univers". 

Des difficultés à se faire comprendre lorsqu'on est étudiant-salarié

D'autant qu'un étudiant qui travaille, selon le syndicat, est issu des classes populaires et occupe un emploi précaire : "c'est un travailleur pauvre" résume Mathieu Guinebert. C'est également un étudiant en échec selon Hasni Alem, étudiant en Histoire à l'université de Bourgogne Franche-Comté, et cofondateur du syndicat. 

"On sait que la première cause de taux d'échec en France pour les étudiants c'est le fait qu'ils doivent travailler, explique Hasni Alem. Si on travaille ne serait-ce que dix-neuf heures par semaine, ça veut dire qu'on rate des cours, qu'on rate des contrôles continus, on peut même rater des partiels etc. Et lorsqu'on a en face de nous l'administration qui n'est pas à l'écoute, ça peut nous empêcher d'avoir notre année." Pire affirme l'étudiant, l'administration nie la situation de ces étudiants salariés. 

Ce syndicat CGT salariés et étudiants revendique pour l'instant une vingtaine d'adhérents.