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"C'est une véritable injustice !" : la commune d'Aize encore exclue de l'état de catastrophe naturelle

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Par , France Bleu Berry

Pour la troisième année consécutive, la commune d'Aize dans l'Indre ne bénéficie pas de la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Pourtant, 65 bâtiments dans la commune sont fissurés... C'est presque la moitié du village. Les habitants sont en colère.

L'un des bâtiments de la propriété de Madame Le Breton
L'un des bâtiments de la propriété de Madame Le Breton © Radio France - Gaëlle Fontenit

"Je suis au bord de la dépression". Isabelle Le Breton ne peut que montrer, impuissante, les murs largement fissurés de sa maison. "De l'arrière cuisine, on voit l'extérieur. Il a fallu colmater... La dépendance attenante à la grange va s'effondrer. L'isolation extérieure est fichue, la maison n'est plus étanche. Et elle va finir par tomber..."

A quatre ans de la retraite, cette habitante d'Aize est découragée : "J'avais investit 100.000 euros dans cette maison. J'ai fini de la rembourser. Je voulais être à l'abris pour la retraite. Et je vais me trouver sans toit". La commune n'étant pas reconnue en état de catastrophe naturelle, aucun expert ne veut se déplacer et son assurance ne prend pas les travaux en charge. Il y en aurait pour près de 100.000 euros. 

Isabelle n'est pas la seule à vivre ce drame. 65 bâtiments sur la commune d'Aize sont ainsi balafrés. "Je reçois des photos, et des photos, et encore des photos, confirme le maire, Michel Chevallet, en compulsant l'énorme dossier "Secheresse" sur son bureau. Je ne comprends pas pourquoi les trois communes limitrophes, tout autour de nous, sont reconnues en état de catastrophe naturelle, et pas nous ! C'est l'incompréhension !!!". Le maire lui-même est concerné : sa maison est tellement fissurée qu'il voit son jardin à travers la fissure qui scinde sa salle de bain...

La maison d'Isabelle Le Breton est fissurée de part en part
La maison d'Isabelle Le Breton est fissurée de part en part © Radio France - Gaëlle Fontenit

En cause, selon les explications fournies par le ministère lorsque Aize a contesté son non-classement, deux arguments. D'abord, la commune ne serait située que sur deux mailles géographiques, en quelques sortes des zones, quand il en faudrait trois pour que la sécheresse soit prise en compte. Ensuite, il faut un recul de 25 ans de relevés météorologiques. Or, la commune ne bénéficierait d'un relevé que depuis 17 ans. 

Le maire conteste évidemment ce non classement. "J'ai écrit à la sénatrice Frédérique Gerbaud, au député François Jolivet, j'ai contesté devant le tribunal administratif... Mais le ministère public nous menace de 3.000 euros de pénalités si nous poursuivons. On est une toute petite commune... On a même pris un avocat. Mais pour l'instant, on est face à un mur, à un règlement administratif appliqué sans discernement..."

Le maire appelle tous les habitants concernés par ces fissures à se faire connaître, photos à l'appui, pour constituer un dossier. 

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