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"Ça a été la course" : à Ouistreham, l'exode des Britanniques pour échapper à la quatorzaine

A partir de ce samedi, 4h00 heure française, tout voyageur voulant entrer au Royaume-Uni et venant de France est soumis à une quatorzaine obligatoire, sur décision des autorités britanniques. Conséquence : les Anglais se ruent sur les derniers ferries au départ avant l'heure fatidique.

Le ferry de 16h30 était complet, ce vendredi après-midi
Le ferry de 16h30 était complet, ce vendredi après-midi © Radio France - Lisa Guyenne

Deux heures et demie avant le départ, la file d'attente est déjà conséquente pour monter à bord du ferry de 16h30, le dernier à arriver en Angleterre avant la mise en place de la quatorzaine. La veille, il n'était qu'à moitié plein. Après les annonces gouvernementales, les 450 places restantes sont parties dans la matinée.

"On est arrivé pile à temps"

Gillian et sa famille sont partis en catastrophe de Mayenne, une journée avant leur retour prévu près de Manchester : "On a vraiment de la chance parce qu'on a appelé ce matin, ils ont dit que c'était complet, qu'ils nous rappelleraient s'il y avait de la place.. Et ils nous ont rappelé à 11 heures ! Le temps de faire tous les bagages et de faire la route, on est vraiment arrivé pile à temps..."

Comme elle, ils sont nombreux à avoir écourté leur séjour en France. "On devait partir deux semaines en vacances, et finalement on est resté qu'une semaine", explique John, avec sa femme et leurs deux enfants. "On devait aller à la plage, au musée, profiter un peu ! On est triste pour les enfants, mais on s'y attendait un peu...

"On a l'impression qu'ils font tout pour compliquer les choses"

Mais si la plupart des Britanniques s'attendait à un durcissement des mesures sanitaires, peu d'entre eux se doutait que la décision tomberait si vite. "C'est ridicule !" lâche Vivianne, une retraitée. "24 heures de délai... Ils font toujours les choses trop tard." "On était à Sainte-Mère-l'Eglise, on devait visiter les musées de Cherbourg... Je suis assez agacé que le gouvernement ait fait ça aussi rapidement, avec une annonce qui est tombée jeudi minuit... On a passé la matinée à chercher un bateau, ça a été la course pour rentrer chez nous. On ne peut pas se permettre d'être en quatorzaine et de ne pas travailler", soupire Brian. 

Richard, qui vit dans le comté du Yorkshire, avait prévu de rentrer en voiture avec sa famille, par le tunnel sous la Manche, à Calais. "On devait rentrer ce samedi, mais ça aurait été trop tard... Donc on a pris une traversée en ferry qui nous a coûté 400 euros. Je trouve que le timing est déplorable. Pourquoi imposer la quatorzaine à partir de 4 heures ce matin ? On a l'impression qu'ils font tout pour compliquer les choses !"

Les commerçants locaux inquiets : "on va avoir un énorme manque à gagner"

"Ils", c'est le gouvernement britannique, également sous le feu des critiques des responsables politiques français. Ce matin, le gouvernement a dit "regretter" ce choix, et promet des "mesures de réciprocité" prochainement. Le président de région, Hervé Morin, dénonce pour sa part une décision "absolument ahurissante", arguant que "les compagnies maritimes seront dans une situation absolument dramatique."

Et à Ouistreham, les compagnies maritimes ne sont pas les seules à craindre pour leurs finances. "On est inquiet, la saison était bien partie, on avait de plus en plus d'Anglais... Et là, ça va dégringoler", confie Nathalie Bénichon, patronne du caviste "Normandie Wine", tout près du port. Les Britanniques représentent 30% de son chiffres d'affaires, "un chiffre non négligeable.

"C'est clair qu'on aura une clientèle anglaise en moins", juge également Erwan Castel, patron du bar-tabac La Marine. "Si vous prenez 15 jours de vacances, vous avez 15 jours de quarantaine... C'est juste énorme. A mon avis, clairement, ça va freiner les Anglais qui veulent venir en France. On va avoir un énorme manque à gagner de ne plus avoir cette clientèle."

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