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Société

Janvier sans alcool : "On se rend compte qu'on passe rarement une semaine sans boire"

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Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Après le mois sans tabac, c'est le mois sans alcool qui a débuté ce 1er janvier en France. Une opération qui n'a pas le soutien du gouvernement, et dans laquelle plusieurs Lorrains se sont lancé.

Le gouvernement s'était retiré de l'opération en novembre dernier
Le gouvernement s'était retiré de l'opération en novembre dernier © Radio France - Olivier Bénis

Ils se sont lancé un défi : passer un mois sans boire une goutte d'alcool. Plusieurs Lorrains participent au défi "Dry January", qui a débuté ce 1er janvier en France. C'est la première édition dans l'Hexagone de cette opération qui existe depuis des années en Angleterre. Une opération que le gouvernement devait soutenir, avant de finalement se retirer en novembre. La campagne a tout de même lieu, même si les moyens déployés ont été réduits. Son objectif : évaluer et réfléchir à sa consommation d'alcool.

Une convention sociale

Venceslas, 27 ans, fait partie de ceux qui vont tenter de se passer d'alcool jusqu'au 31 janvier. Il s'est lancé après que ses amis se soient moqués de lui en lui disant qu'il n'en serait pas capable. Cet habitant de Nancy, amateur de vin et de bières , a déjà retiré au moins un enseignement de son expérience : "Quand on fait le calcul, on se rend  compte que ça peut faire vraiment très très longtemps  qu'on a passé une semaine sans boire ne serait-ce qu'un verre d'alcool".

Le plus difficile ça va être de renoncer, entre guillemets, à un moment de convivialité - Alex

Le plus difficile, selon ceux qui se sont lancés dans ce défi, c'est de gérer les moments 'conviviaux', entre amis ou entre collègues.  "Par exemple dimanche c'était la galette des rois. La galette des rois naturellement en fin de repas elle va s'accompagner d'un verre de cidre. On ne se sent pas exclu, mais on trinque avec un verre différent" explique Alex, qui participe au "Dry January" pour la deuxième fois. "L'alcool est très présent dans notre culture. Il y a aussi une certaine pression sociale, peut-être indirecte, on ne s'en rend pas compte" ajoute Lucie Meja, chargée de prévention à l'Association nationale de prévention en alcoologie de Nancy.

Une campagne avec des moyens réduits

Si le nom "Dry January" vous dit quelque chose, c'est peut-être parce qu'il s'est retrouvé au cœur d'une polémique en novembre dernier quand le gouvernement a décidé de se retirer de l'opération. Les associations de prévention avaient alors dénoncé la pression des lobbies du vin et de l'alcool. Conséquence de ce retrait de l'État : la campagne tourne avec des moyens très limités. "On a pas pu développer du tout la même dynamique que pour le mois sans tabac : pas de stand, pas de relais (...) c'est vraiment une déception (...) mais on a des retours vraiment très positifs sur la campagne, donc on espère que ça va favoriser l'engagement de l'État pour l'année prochaine" conclut Lucie Meja.

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