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Camp militaire de Captieux : les élus s'estiment enfin entendus par le ministère des Armées

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Par , France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde

Mardi matin, pour la première fois, la ministre déléguée aux Armées, Geneviève Darrieussecq , a rencontré les maires de Callen, Luey, Lencouacq, Captieux et Lucmau, communes voisines de la base militaires. Une réunion inédite pour aborder les interrogations des édiles à propos du champ de tir.

 Le Champ de tir de Captieux est l'un des plus grands champs de tir europeens, à cheval sur les Landes et la Gironde.
Le Champ de tir de Captieux est l'un des plus grands champs de tir europeens, à cheval sur les Landes et la Gironde. © Maxppp - NICOLAS LE LIEVRE

Ils lui avaient écrit une lettre, il y a deux mois… Cela fait 100 ans que les riverains du champ de tir du Poteau, à Captieux, se questionnent sur ce qui se passe derrières ses palissades de fils barbelés. Mardi matin, la ministre déléguée des Armées, Geneviève Darrieussecq a rencontré les maires de Callen, Luxey, Lencouacq, Captieux et Lucmau (la maire de Retjons n’ayant pu se libérer ndlr) à la suite de cette lettre. 

Une rencontre inédite

"C’est la première fois depuis que le champ existe qu’un ministre des armées entend les édiles locaux, souligne Yann Bouffin, maire de Callen." Avec son collègue Serge Sore, maire de Luxey, il est à l’origine de la lettre qui sollicitait une rencontre avec la ministre déléguée. Un premier contact qui a été l’occasion d’aborder les différentes revendications des communes voisines de la base militaire. Car le champ de tir qui communique très peu sur ses activités et est " une formidable nébuleuse " selon Serge Sore, mieux encore " une machine à fantasmes et une source de fake news " pour Yann Bouffin. Alors première demande des élus : être informés des activités extraordinaires de la base, dont le voisinage subit les nuisances. Sur ce point, maires et ministre s’accordent, il est important de fluidifier la communication. " Désormais dès qu’il se passera quelque chose d’anormal sur la base, les maires seront prévenus, détaille Serge Sore. " La hiérarchie de la base militaire a d’ores et déjà entreprit la tenue de réunion d’information publique sur ses activités. Une initiative que saluent les maires.

Pas de compensations financières

Autre demande exprimée : obtenir des compensations financières pour les hectares de chaque commune, couverts par la base. Ces terres étant occupées par l’armée ne génèrent aucuns revenus. Si l’hypothèse d’une taxe foncière avait été abordée dans les pages du journal Sud Ouest, la ministre est catégorique : la fonction étatique ne paie pas d’impôt et aucune compensation financière ne sera mise en place " ça n’existe nulle part " ponctue Geneviève Darrieussecq. Mais après un si long silence, il est difficilement envisageable de laisser les communes sur un " non ", sans proposer d’alternatives. Aussi la ministre des armées s’est hâtée de rappeler que les dotations d’équipement des territoires ruraux (DETR) et dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) pesaient respectivement 1, 046 milliard et 570 millions d’euros en 2019 et avaient été maintenus en 2020. Des enveloppes généreuses que l’Etat met à disposition des communes candidates. Aussi l’ancienne maire de Mont de Marsan a-t-elle incité les communes à monter des projets d’investissements qui seront étudiés en considération de leur statut de commune limitrophe de la base militaire.  

Une proposition qui, pour l’heure a su satisfaire les édiles " Là au moins le dossier est ouvert, c’était important de l’ouvrir car jusqu’à présent on nous avait dit non".

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