Société

CAP Loup répond aux maires qui ont posé fusil à la main

Par Bleuette Dupin, France Bleu Drôme-Ardèche, France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu mardi 14 novembre 2017 à 16:01

CAP Loup écrit aux maires qui menacent de prendre les armes
CAP Loup écrit aux maires qui menacent de prendre les armes - Mountains Pictures

CAP Loup répond aux maires qui ont posé début novembre devant l'objectif, fusil à main avec ce slogan : "N'obligez pas les maires à faire ça". Dans une lettre ouverte adressée aussi aux préfets, l'association de défense du loup rappelle les sanctions en cas de braconnage d'une espèce protégée.

C'est la réponse du berger à la bergère : le 5 novembre dernier, quinze maires diffusaient sur les réseaux sociaux une photo choc sur laquelle on les voyait poser écharpe tricolore en bandoulière et fusil à la main avec ce slogan : "Ne nous obligez pas à faire ça". Un message adressé au nom de l'USAPR (Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales) alors que les réunions se poursuivent en vue de l'élaboration du nouveau plan loup 2018-2023.

Parmi ces quinze maires dont les territoires sont régulièrement concernés par des attaques de troupeaux, quatre maires de Maurienne.

Début novembre quinze maires concernés par des attaques de troupeaux ont posé fusil à la main - Aucun(e)
Début novembre quinze maires concernés par des attaques de troupeaux ont posé fusil à la main - USAPR

Une menace, proférée par un élu, inacceptable dans un Etat de droit, selon CAP Loup

L'association de défense CAP Loup leur adresse une lettre ouverte, qu'elle destine aussi aux préfets de ces communes. Dans laquelle elle rappelle que le braconnage de l'espèce protégée est passible de deux ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende. Et surtout qu' "une menace publique de commettre un délit, proférée par un élu, représentant de l’État dans la commune et dépositaire de l’autorité publique, est inacceptable dans un État de droit".

Elle ajoute que si un loup était braconné sur leur territoire, elle demanderait à la justice d'engager des poursuites à l'encontre des maires pour complicité, en plus de la plainte conte l'auteur du délit. CAP Loup rappelle que l'abattage du loup est soumis à autorisation préfectorale. Et qu'actuellement à l’échelle nationale, 1.379 arrêtés préfectoraux autorisent l’abattage de 40 loups.