Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Carvin : partis deux semaines à Marrakech avec une agence Thomas Cook, ils doivent repayer l'hôtel

-
Par , France Bleu Nord

Ce couple avait réservé un séjour de deux semaines tout compris à Marrakech avec une agence du groupe Thomas Cook. Mais sur place, l'hôtel leur demande de régler les nuitées pour 1540 euros. Ils souhaitent créer un collectif rassemblant des personnes ayant connu des situations similaires.

Une quinzaine de personnes ont déjà contactées Maryse Sart pour des cas similaires.
Une quinzaine de personnes ont déjà contactées Maryse Sart pour des cas similaires. © Maxppp - Bruno Levesque/IP3 PRESS/MAXPPP

Carvin, France

"L'Etat français n'a rien fait pour nous". Maryse Sart soupire. Le 13 septembre, la Carvinoise et son mari s'envolent pour Marrakech. Deux semaines de séjour réservées avec l'agence Aqua Tours, à Lens, propriété du groupe britannique Thomas Cook. Tout est payé en avance avant de partir. 

La première semaine se passe sans problèmes. Mais le lundi 23 septembre au soir, une première mauvaise surprise arrive : "Nous étions absents de l'hôtel la journée. En revenant, la carte d'accès à notre chambre est démagnétisée. Nous allons voir l'accueil, ils ne nous demandent rien et nous pouvons accéder à notre chambre.", raconte Maryse Sart. Le lendemain, beaucoup de personnes dans l'hôtel discutent de la faillite de Thomas Cook, annoncée la veille. Maryse Sart contacte le représentant à Marrakech de leur agence de voyages. Mais celui-ci n'a pas d'information et conseille au couple de se tourner vers l'accueil de l'hôtel. Ce dernier leur annonce qu'il a déposé dans leur chambre un courrier. Courrier qu'ils n'ont pas reçu. 

L'ambassade nous dit qu'il faut payer pour pouvoir rentrer chez nous

C'est seulement le jour suivant, mercredi 25 septembre, que Maryse Sart prend connaissance de ce courrier. "On nous demande de procéder au règlement de nos nuitées dans l'hôtel". Soit 1540 euros pour 14 jours. Thomas Cook en faillite, les paiements aux hôteliers n'ont pas pu être assurés, alors que les voyageurs avaient souscrit une prestation comprenant vols et hôtels. Le couple contacte l'ambassade de France. "Ils n'ont au départ pas d'informations, puis nous disent qu'il faut payer pour pouvoir rentrer chez nous." 

Deux jours plus tard, le vendredi 27 septembre, comme prévu, le couple rentre en France. Le samedi, ils se rendent dans leur agence de voyages à Lens. On leur explique que tout dépend de Thomas Cook et qu'il n'y a rien à faire, sinon de demander un remboursement à l'APST (Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme). Un remboursement qui prend six mois à un an.

Un collectif pour unir ceux qui veulent se faire rembourser

Depuis, Maryse Sart souhaite monter un collectif pour réunir des personnes qui se sont retrouvées dans la même situation à cause de Thomas Cook : "Une dame m'a contacté, car elle n'a pas pu rester dans son hôtel en Tunisie et elle y est encore aujourd'hui" explique Maryse Sart en montrant les mails qu'elle a déjà reçus. "Il y a déjà une quinzaine de personnes qui m'ont contacté." Elle souhaite avoir l'appui d'un juriste ou d'un avocat pour les aider sur les démarches à accomplir. "On nous laisse seuls et personne ne nous vient en aide", regrette-t-elle. Elle note que les personnes de nationalité britannique ou belge ont été intégralement remboursées, au contraire des Français. Ce que contredit l'APST, qui indique que si certains Français ont malheureusement du re-payer des nuits d'hôtel, c'est parce que son fond de garantie n'avait pas encore pu payer les hôteliers suite à la défaillance financière de Thomas Cook. "Heureusement, nous n'avions pas la barrière de la langue, alors que certaines personnes doivent se demander ce qu'il leur arrive"

Pour contacter Maryse Sart : maryse.sart@aliceadsl.fr

Choix de la station

France Bleu