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Société DOSSIER : Incendie de Notre-Dame

A Nancy, la cathédrale est "aussi vulnérable que Notre-Dame de Paris"

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Trois semaines après l'incendie de Notre-Dame de Paris, visite de la cathédrale de Nancy, l’une des 87 cathédrales en France gérées par l’Etat. Dans ce bâtiment remarquable, régulièrement visité par les pompiers et les architectes de la DRAC, des améliorations ont déjà été programmées.

L’une des 87 cathédrales en France gérée par l’Etat.
L’une des 87 cathédrales en France gérée par l’Etat. © Radio France - Thierry Colin

Nancy, France

"Mise à part la taille, la cathédrale de Nancy est aussi vulnérable que Notre-Dame de Paris, avec des combles similaires" confie le délégué du recteur, qui surveille la cathédrale de Nancy depuis plus de 30 ans, l'une des 87 cathédrales en France gérées par l'Etat. C’est lui qui est chargé de faire une levée de doute quand les détecteurs de fumée déclenchent une alarme. Et pour André Bauche, les mesures de sécurité se sont largement renforcées depuis trente ans. 

"Le système de détection incendie va être amélioré au niveau de l’orgue"

Les pompiers de Nancy visitent régulièrement l'édifice en compagnie de la DRAC (la direction des affaires culturelles) et de l’architecte des bâtiments de France. La dernière inspection date du 26 février 2019. L'objectif est de vérifier l’accessibilité des lieux et notamment les escaliers menant au beffroi.

Les pompiers ont une liste d’œuvres à préserver, avec un ordre précis, et connaissent l'édifice pour le visiter régulièrement. En revanche, les détecteurs de fumée ne sont pas directement reliés à la caserne du centre-ville de Nancy mais déclenchent des alarmes sur place. La cathédrale est ouverte 365 jours par an et surveillée par des salariés et des bénévoles. 

Chauffage par le sol

Pour André Bauche, qui connait l’édifice par cœur, la surveillance fait partie du quotidien. Celui qui vous raconte les secrets des fausses fenêtres, pour le roi Stanislas, ou la date des grilles de Jean Lamour, connait tous les recoins, jusqu'à son chauffage au sol qui traverse l’église sur 40 mètres de long. Le sous-sol avait été inspecté par la sécurité du Vatican lors de la venue de Jean-Paul II, il y a 30 ans : le pape avait assisté à un office en octobre 1988. 

Pour Gaëlle Perraudin, "la particularité à Nancy, c'est que l'on ne peut pas faire le tour de la cathédrale".  Architecte des bâtiments de France en Meurthe-et-Moselle et responsable de la sécurité de l’édifice, elle poursuit : "La nuit, on a convenu avec les pompiers que l’intervention se ferait par une porte latérale que l’on pourra défoncer et qui a une moindre valeur patrimoniale que les portes principales"

Les particularités de la cathédrale de Nancy expliquées par Gaëlle Perraudin, architecte des bâtiments de France.

Les pompiers et les services de l'Etat se réunissent régulièrement pour affiner les mesures de sécurité. Le dispositif électronique de surveillance va être prochainement modifié. "Le système de détection incendie va être amélioré au niveau de l’orgue et au niveau du trésor de la cathédrale, on l’avait déjà défini bien avant le sinistre de Notre Dame", précise l’architecte de la direction des affaires culturelles (DRAC).

André Bauche connait par coeur la cathédrale de Nancy.

Office à l'intérieur de la cathédrale de Nancy. - Radio France
Office à l'intérieur de la cathédrale de Nancy. © Radio France - Thierry COLIN