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Société DOSSIER : Incendie de Notre-Dame

Incendie de Notre-Dame : la promesse de reconstruire l'édifice "d'ici cinq ans" est-elle réaliste ?

mercredi 17 avril 2019 à 8:48 Par Kathleen Comte, France Bleu et France Bleu Paris

Emmanuel Macron veut reconstruire Notre-Dame en cinq ans, c'est ce qu'il a annoncé mardi soir dans son allocution télé et radio. Une promesse qui surprend notamment les experts, dont beaucoup estiment qu'il faudra davantage de temps.

Emmanuel Macron promet que la cathédrale Notre-Dame de Paris sera reconstruite "d'ici cinq ans".
Emmanuel Macron promet que la cathédrale Notre-Dame de Paris sera reconstruite "d'ici cinq ans". © AFP - AFP

Paris, France

"Nous rebâtirons la cathédrale de Notre-Dame plus belle encore et je veux que cela soit achevé d’ici cinq années", ce sont les mots d'Emmanuel Macron mardi soir à 20h lors de son allocution télévisée. Le président l'avait promis le soir de l'incendie : il veut rebâtir la cathédrale et il veut le faire vite. Le chef de l'Etat promet donc une nouvelle cathédrale pour 2024, l'année des Jeux olympiques. Mais ce délai est-il crédible ?

Quelle ampleur pour les travaux ?  

En tout cas, c'est assez ambitieux puisque pour l'instant, on ne sait toujours pas si la structure est fragilisée. Selon le secrétaire d'Etat Laurent Nunez, des "vulnérabilités ont été identifiées au niveau de la voûte". Des expertises sont actuellement en cours, on attend des réponses en fin de semaine. Si tous les feus sont au vert, là seulement les discussions autour de la reconstruction seront possibles. Les architectes des bâtiments de France décideront, eux, de l'ampleur du chantier : faut-il construire à l'identique ? Avec quels matériaux ?  

Y a-t-il assez de main d'oeuvre ? 

Autre défi à relever : trouver les ouvriers spécialisés, et rares. Maçons, charpentiers ou encore tailleurs de pierre. Est-ce qu'il ne va pas falloir recruter ? Pour le secrétaire général des Compagnons du devoir Jean-Claude Bellanger, la reconstruction de Notre-Dame de Paris risque d'être confrontée "à un manque de main d'oeuvre en France en tailleurs de pierre, charpentiers et couvreurs", des métiers "peu valorisés".

Il ajoute : "Pour le chantier de reconstruction, il faudrait que dès septembre nous recrutions en apprentissage 100 tailleurs de pierre, 150 charpentiers et 200 couvreurs".

Les dons vont permettre d'accélérer les choses

En tout cas, l'agent est bien présent. Grâce à tous les dons qui ont déjà été faits, le milliard d'euros devrait être atteint dans la journée. Un montant notamment dû aux dons faits par le privé : la famille Pinault a promis 100 millions d'euros, le groupe LVMH et la famille Arnault, première fortune de France, a annoncé un don de 200 millions, 200 millions également pour la famille Bettencourt-Meyers et le groupe L'Oréal. Forcément, ces dons vont accélérer les choses. Mais malgré cela, les cinq années annoncées par le président semblent peu crédibles. Les exemples passés le prouvent : Strasbourg, Reims, Nantes...

À chaque fois qu'une cathédrale a eu besoin d'être reconstruite, plusieurs décennies ont été nécessaires. A l'inverse d'Emmanuel Macron, la fédération du bâtiment table, elle, sur 10 à 15 ans.

À noter que la totalité du conseil des ministres de ce mercredi sera consacré à la reconstruction de la cathédrale.