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Société

Ce qui a changé dans notre quotidien depuis les attentats de 2015

lundi 13 novembre 2017 à 3:01 Par Stéphane Barbereau, France Bleu Nord

C'était il y a deux ans, le 13 novembre 2015, la France connaissait les attentats les plus meurtriers depuis la seconde guerre mondiale. Depuis, les Français ont appris à vivre, dans leur quotidien, avec le risque d'attentat. Exemple dans le Nord-Pas-de-Calais.

Des détecteurs de métaux ont fait leur apparition lors des fouilles pour entrer dans des lieux publics très fréquentés
Des détecteurs de métaux ont fait leur apparition lors des fouilles pour entrer dans des lieux publics très fréquentés © Radio France - Stéphane Barbereau

Lille, France

Deux ans après ces attaques terroristes, la France de 2017 n'est plus la même que celle de 2015. L'état d'urgence, les lois antiterroristes votées depuis ont profondément changé notre quotidien. Ouvrir son sac à un vigile avant un concert ou pour entrer dans un magasin est devenu le geste le plus habituel. Il y a aussi ces annonces répétées dans les gares, dans le métro lillois pour appeler à la vigilance, ce qui explique sans doute pourquoi les alertes au colis suspect sont plus nombreuses depuis ces attentats. Il ne se passe quasiment pas une semaine sans qu'il y en ait une dans la région.

Net renforcement de la sécurité à Lille Grand Palais

Exemple de ces mesures de sécurité renforcées, Lille Grand Palais. Le complexe nordiste réunit en un seul lieu un Zénith, un parc des expositions et un palais des congrès, soit jusqu'à 22 000 personnes au maximum au même moment. Depuis deux ans, la sécurité y a été relevée d'un cran, comme l'explique Stéphane Vansteenkiste, le responsable de la sécurité à Lille Grand Palais :

On a systématiquement doublé le nombre d'agents de sécurité présents sur les salons, ça représente une augmentation de 400 000€ par an de notre budget sécurité.

Stéphane Vansteenkiste, le responsable sécurité de Lille Grand Palais - Radio France
Stéphane Vansteenkiste, le responsable sécurité de Lille Grand Palais © Radio France - Stéphane Barbereau

Depuis les attentats de 2015, tous les salariés du site sont badgés, tous les exposants qui viennent pour installer leur stand identifiés, leur véhicule passé au miroir pour détecter toute trace éventuelle d'explosifs. Le nombre de caméras de surveillance a été doublé, passant de 40 à 80 en cette fin 2017.

Reportage à Lille Grand Palais

Il y a ce qui est visible et ce qui l'est moins : depuis les attentats, les policiers, cibles privilégiées des terroristes, ont le droit de sortir en civil avec leur arme de service, de l'emmener par exemple à un spectacle, à condition de prévenir le responsable de la salle avant d'entrer. Ce qui est vu d'un bon oeil à Lille Grand Palais où on explique que cela ne peut qu'améliorer la sécurité de tous les spectateurs.

L'entrée de Lille Grand Palais - Radio France
L'entrée de Lille Grand Palais © Radio France - Stéphane Barbereau

Changement de climat à l'école

Autre lieu où le renforcement du plan Vigipirate a été le plus visible ces deux dernières années : l'Ecole. Le climat n'est plus le même depuis les attentats de 2015. Deux exercices attentat ont lieu désormais chaque année, dès la maternelle, et on a réorganisé l'entrée des écoles comme le raconte Bruno Robin, le directeur de l'école Gambetta, à Waziers, dans le Douaisis :

Tous les matins, je filtre à l'entrée de l'école. Quand ils arrivent , les enfants vont directement dans leur classe pour ne pas favoriser les attroupements à l'entrée. Mais il ne faudrait pas que les écoles deviennent des bunkers.

Bruno Robin, directeur d'école à Waziers, près de Douai - Radio France
Bruno Robin, directeur d'école à Waziers, près de Douai © Radio France - Stéphane Barbereau

Ce directeur d'école raconte le changement de climat dans son établissement