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"Céder n'est pas consentir", "Aimer n'est pas tuer" : de nouveaux collages féministes au Mans

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Par , France Bleu Maine

Trois slogans ont été collés autour de la rue Nationale, au Mans, dans la nuit de dimanche à lundi. Des messages qui font réagir les passants, entre soutien à la cause et interrogation sur l'efficacité de l'action. La semaine passée, un collectif féministe avait collé des affiches, vite arrachées.

"Céder n'est pas consentir", slogan affiché sur un parking aux abords de la rue Nationale, au Mans, le 27 juillet 2020
"Céder n'est pas consentir", slogan affiché sur un parking aux abords de la rue Nationale, au Mans, le 27 juillet 2020 © Radio France - Jeanne Daucé

Trois slogans féministes affichés rue Nationale depuis ce lundi 27 juillet au matin, au Mans. "Aimer différent de tuer", en référence aux femmes tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints ; "Céder n'est pas consentir", comprendre qu'une femme qui dit oui à une relation sexuelle n'est pas forcément consentante ; "Free Ouïghour" (Libérez les Ouïghoures), ces femmes issues d'une minorité musulmane, victimes de stérilisation forcée en Chine.

Il s'agit de la deuxième série de collages réalisés par le collectif féministe du Mans, après celle de la semaine dernière.

Un message pas assez explicite, mais qui a le mérite d'interpeller selon les passants

Ces slogans font réagir les passants ; mais beaucoup ne comprennent pas tout de suite à quoi fait référence le message. Comme ce retraité : "Céder n'est pas consentir, qu'est-ce que c'est ? Une histoire de terrain, de parking ? J'étais loin de penser que cela faisait référence aux questions féministes. Mais elles ont raison : il faut que les pouvoirs publics agissent plus", détaille-t-il.

"Aimer n'est pas tuer", deuxième slogan qui dénonce les féminicides, ces meurtres de femmes commis par leurs conjoints ou ex. Près de la rue Nationale, au Mans, le 27 juillet 2020
"Aimer n'est pas tuer", deuxième slogan qui dénonce les féminicides, ces meurtres de femmes commis par leurs conjoints ou ex. Près de la rue Nationale, au Mans, le 27 juillet 2020 © Radio France - Jeanne Daucé

"Céder n'est pas consentir", signifie que même si une femme dit oui à un rapport sexuel, cela ne veut pas forcément dire qu'elle est consentante. Mélanie, 22 ans et sensibilisée aux questions féministes, reconnaît que le message pourrait être plus explicite. Mais la jeune femme de 22 ans se réjouit de voir ce collage en pleine rue, qui a le mérite d'interpeller : "Les gens ont du mal à comprendre pas mal de choses : _peut-être que cela peut les marquer ou même les choquer_, et ils feront davantage attention à tous ces problèmes que les gens ne veulent pas voir".  

Même son de cloche chez César. Ce trentenaire estime que ces messages tiennent lieu de piqûre de rappel : "C'est logique, mais qui doit être ancré dans l'esprit de certains hommes, qui font pression sur les femmes".

Certains passants dénoncent une "dégradation de la ville"

Des Manceaux et Mancelles regrettent que ces collages ne soient pas assez visibles : situés dans des petites impasses ou au fond d'un parking, pas immédiatement visibles parfois. 

"Libérez les Ouïghours", slogan qui dénonce les stérilisations forcées des femmes Ouïghours, issues d'une communauté musulmane installée en Chine. Près de la rue Nationale, au mans, le 27 juillet 2020.
"Libérez les Ouïghours", slogan qui dénonce les stérilisations forcées des femmes Ouïghours, issues d'une communauté musulmane installée en Chine. Près de la rue Nationale, au mans, le 27 juillet 2020. © Radio France - Jeanne Daucé

D'autres promeneurs soutiennent le combat, mais pas la méthode. C'est le cas d'Agnès : "Ce n'est pas très joli, cela détériore l'image de la ville. On se dit que c'est un tag de plus : il faut autre chose pour avancer". Cette retraitée évoque par exemple des réunions avec les pouvoirs publics, ou le fait de prendre le problème à la racine - en enseignant les notions de consentement dès le plus jeune âge par exemple.

La semaine dernière, les trois collages réalisés, notamment sur la très passante rue des Minimes, avaient été arrachés quelques heures après leur installation.

Ecoutez le reportage de la rédaction

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