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Société

Célibat des prêtres : en Berry aussi, la question fait débat

mardi 26 mars 2019 à 19:02 Par Sarah Tuchscherer, France Bleu Berry

Faut-il mettre fin au célibat des prêtres ? Les déclarations récentes de l'archevêque de Poitiers, qui s'y est dit favorable, relancent le débat.

Le père Emerson, curé de la paroisse St-Vincent en Champagne berrichonne
Le père Emerson, curé de la paroisse St-Vincent en Champagne berrichonne © Radio France - Sarah Tuchscherer

Issoudun, France

Dans le flot de déclarations qui ont suivi la condamnation du cardinal Barbarin (l'archevêque de Lyon a été sanctionné pour n'avoir pas dénoncé les agissements pédophiles du père Preynat), celles de Monseigneur Wintzer, archevêque de Poitiers, ont retenu l'attention. Il s'est déclaré favorable à la fin du célibat des prêtres expliquant que cette règle était "l'une des raisons des crimes qui existent vis-à-vis d'enfants". 

Attaché au célibat, mais ouvert au débat

L'Eglise est-elle prête à changer sur une question aussi importante ? En tout cas un certain nombre de choses pourraient évoluer dans les années à venir, estime le curé de la paroisse St-Vincent en Champagne berrichonne, le père Emerson. Ce missionnaire, venu de République dominicaine, anime cette paroisse qui regroupe une quarantaine de villages autour d'Issoudun. Lui-même est très attaché au célibat des prêtres, selon lui, cela leur permet de se consacrer à temps plein à leur communauté. Il ajoute que personne n'est obligé de se soumettre à cette règle : "le célibat, c'était mon choix. J'ai fait dix ans d'études avant d'être ordonné, ça laisse beaucoup de temps pour réfléchir, penser, méditer". Il n'élude pas non plus la difficulté à respecter son vœu de chasteté : "c'est un grand combat. Un prêtre est un homme, quand il voit une belle femme, il va sentir quelque chose. Mais c'est parce qu'on sait dire non que cela donne de la valeur à notre célibat. Si ça n'était pas difficile, ce don pour l'amour de Dieu n'aurait pas de valeur". 

Mais au-delà de ses convictions personnelles, le père Emerson se félicite que ces questions soient ouvertes aujourd'hui : "il y a des portes qui s'ouvrent, on peut dialoguer, on peut parler. C'est essentiel pour l'Eglise !" Le prêtre issoldunois l'affirme : dans les années qui viennent, sur de nombreux points, l'Eglise va sûrement changer. Il pense au célibat des prêtres et à la possibilité d'ordonner des femmes et des hommes déjà mariés.