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Cenon : les 350 occupants du squat de la Zone Libre menacés d'expulsion

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Par , France Bleu Gironde

Le squat de la Zone Libre à Cenon est en sursis. Un huissier a déposé la semaine dernière un commandement pour faire évacuer les lieux. Une décision contestée par les associations qui se sont rassemblées ce mardi soir place Pey-Berland à Bordeaux.

Les 350 occupants du squat de la Zone Libre menacés d'expulsion
Les 350 occupants du squat de la Zone Libre menacés d'expulsion © Radio France - Dylan Jaffrelot

Les immigrés sans papiers, demandeurs d'asile et réfugiés qui occupent le squat de la Zone Libre à Cenon sont sous la menace d'une procédure d'expulsion. La semaine dernière, un huissier leur a remis un commandement pour qu'ils évacuent les 80 logements, initialement occupés par des personnes âgées. Les occupants présents depuis le mois de novembre ont peur de se retrouver à la rue. S'ils disent comprendre leur situation, le maire de Cenon et le bailleur social Logévie, propriétaire de cette résidence, veulent en finir avec ce squat. 

350 personnes vivent dans la "Zone Libre"

Plus de 15 nationalités cohabitent dans ce squat collé à la zone commerciale de "La Morlette." Les occupants se sont entièrement appropriés les lieux, bien qu'ils soient dans un état assez délabré. "Nous n'avons nulle part où aller. Nous n'avons pas de famille ici, pas de papiers. La situation est très difficile" avoue Christiana, une immigrée Albanaise. 

Depuis la visite de l'huissier il y a une semaine, nous nous levons la peur au ventre - Christiana, une habitante du squat

Le maire de Cenon Jean-François Egron souhaite que les lieux soient rapidement évacués car ce squat fragilise le centre commercial proche. "Nous avons une des communes de la métropole avec le plus haut taux de chômage. Nous devons préserver les endroits où il y a de l'emploi" déclare Jean-François Egron.

Nous voulons trouver une solution pérenne. Le but n'est pas que ces personnes se retrouvent à la rue - Jean-François Egron

Le propriétaire de la résidence, le bailleur social Logévie, souhaite également que la situation se débloque pour des raisons économiques. Il travaille en coordination avec la préfecture de la Gironde. Elle doit recenser quels sont les immigrés en situation régulière et donc sous la responsabilité de l'Etat. 

De leur côté, les associations présentes sur le terrain comme "Médecins du monde" exigent que les squatteurs soient relogés au plus vite pour ne pas augmenter leur situation précaire. _"Nous savons bien qu'un squat n'est pas une solution à long terme. C'est pour cela que nous demandons, par exemple, des logements d'urgence_" précise Morgan Garcia, un des responsables de Médecins du monde. 

La préfecture n'a pour le moment lancé aucune procédure sociale. Une pétition contre cette expulsion a déjà été signée par plus de 4.000 personnes sur internet. 

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