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Société DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

Centenaire 1914-1918 : 75% des retombées économiques dans les Hauts-de-France

jeudi 14 mars 2019 à 2:56 - Mis à jour le jeudi 14 mars 2019 à 11:34 Par Stéphane Barbereau, France Bleu Nord, France Bleu Picardie et France Bleu

Une étude réalisée sur l'année 2018 montre l'ampleur des retombées des commémorations du Centenaire de la Première Guerre Mondiale. 1,5 million de personnes ont visité des sites historiques en France. Les Hauts-de-France sont en tête des régions qui bénéficient de ces retombées.

Cérémonie en hommage aux soldats canadiens en présence du Premier Ministre canadien Justin Trudeau, le 10 novembre 2018
Cérémonie en hommage aux soldats canadiens en présence du Premier Ministre canadien Justin Trudeau, le 10 novembre 2018 © Maxppp - Matthieu Botte

Lille, France

On savait que les Français s'étaient passionnés ces cinq dernières années pour les commémorations autour de la Grande Guerre, l'étude d'Atout France (l'agence de développement touristique de la France) le confirme avec quelques chiffres : 1,5 million de personnes ont visité des nécropoles, musées, champs de bataille de la Grande Guerre, l'année passée.  La plus grande nécropole de France, située sur la colline de Notre Dame de Lorette, près de Lens, a attiré 250.000 personnes en 2018, soit 26% de plus qu'avant le début des commémorations du Centenaire.

Les Hauts-de-France concentrent 75% des retombées économiques

Deux régions ont été traversées par la ligne de front : les Hauts-de-France et le Grand-Est. A elles deux, elles totalisent 93 millions d'euros de retombées économiques (hébergement, restaurants,...) dont 70 millions uniquement pour les Hauts-de-France en 2018.

Beaucoup plus de visiteurs étrangers dans le Nord

Quand on regarde en détail qui s'est rendu sur ces lieux de mémoire, la différence entre les deux régions est notable : 51% d'étrangers en Picardie, 43% dans le Pas-de-Calais quand les régions de l'Est attiraient moins les touristes étrangers (14% en Champagne-Ardenne, 23% en Lorraine, 32% en Alsace). 

Pourquoi les Hauts-de-France ont mieux tiré leur épingle du jeu ?

Les Hauts-de-France ont été un champ de bataille plus international mélangeant soldats français, allemands, britanniques, canadiens, australiens, portugais, indiens. Des batailles célèbres sont même considérées dans certains de ces pays du Commonwealth comme un événement fondateur de leur nation et de leur émancipation à venir de Londres (Villers-Bretonneux pour les Australiens, Vimy pour les Canadiens). L'Est du pays a connu davantage de confrontations franco-allemandes (Verdun). Il était donc logique de voir davantage de touristes étrangers dans le nord du pays.

C'est aussi dans les Hauts-de-France que l'on a compté le plus d'événements ou de lieux labellisés "Centenaire" : 1.000 sur les 6.000 qui ont eu lieu entre 2014 et 2018 sur l'ensemble du pays.

Et après ?

Les collectivités locales et l'Etat ont misé très tôt, dès 2013 sur ce tourisme de mémoire en investissant 150 millions d'euros d'argent public pour ouvrir ou rénover des lieux et sites historiques, accompagner l'hôtellerie et la restauration dans l'accueil des touristes étrangers. Et quand on sait qu'un touriste étranger dépense deux fois plus qu'un touriste français, on se dit que ce tourisme de la mémoire sera entretenu, poursuivi voire amplifié. Au conseil départemental du Pas-de-Calais, on prépare déjà le centenaire du traité d'amitié entre la France et la Pologne, signé en 1921, avec une communauté polonaise extrêmement présente dans l'ancien bassin minier.