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Société DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

Centenaire de la Grande Guerre. Quand les américains débarquaient en Bretagne

jeudi 8 novembre 2018 à 13:15 Par Pauline Kerscaven, France Bleu Breizh Izel et France Bleu Armorique

A partir de 1917, l'Amérique entre en guerre et les marines débarquent en force, principalement à Brest. Ils apportent avec eux le jazz, les chewing-gums et la modernité.

Le plus grand camp de soldats américains à Brest est celui de Pontanézen.
Le plus grand camp de soldats américains à Brest est celui de Pontanézen. - Archives du Finistère

Le 27 décembre 1917, le Pocahontas appareille à Brest. A son bord, James Reese Europe, un lieutenant noir connu Outre-Atlantique. Il dirige un brass-band. Et dès que l'orchestre met pied à terre, il commence à jouer. Le jazz arrive en France !   

James Reese Europe (à gauche) et son brass-band débarquent à Brest le 27 décembre 1917. - Radio France
James Reese Europe (à gauche) et son brass-band débarquent à Brest le 27 décembre 1917. © Radio France - Underwood Archives

Entre 1917 et 1919, 800 000 militaires américains débarquent dans la cité du Ponant. Des camps sont construits dans la ville, le plus grand est celui de Pontanézen. Mais ils accostent aussi à Lorient et s'installent dans des bases, comme à Camors. "Les jeunes y allaient tous les dimanches. Il y avait de la musique, de l'accordéon. Les bretons y prenaient beaucoup de plaisir", relate Daniel Carré, spécialisé dans la Première Guerre mondiale.  

Mais le jazz n'est pas le seul héritage des Yankees : "Des enfants sont nés, ils n'avaient pas tout à fait la couleur des bretons. Car il y avait des soldats noirs !" 

800.000 soldats américains débarquent à Brest entre 1917 et 1919. - Aucun(e)
800.000 soldats américains débarquent à Brest entre 1917 et 1919. - Archives du Finistère

A Plouguerneau, une base d'hydravions

Au nord de Brest, à Plouguerneau, les américains installent leur base d'hydravions. Leur mission : détruire les mines allemandes qui infestent la Manche. 500 marines y stationnent. Aujourd'hui encore, l'île Terc'h garde les traces de cette base. Goulc'han Kervella, interviewé en 1999 par France 3, fait visiter les lieux aux journalistes. "Il y avait des baraques ou logeaient les soldats, ils y mangeaient aussi." 

Les américains apportent leur savoir-faire, leurs machines. La modernité. "Ils ont aussi apporté du tabac, des chewing-gums, du chocolat !" Et ils permettent aussi aux Plouguernéens de travailler : "Les femmes, par exemple, lavaient le linge des soldats", poursuit Goulc'han Kervella.    

Les traces des américains encore visibles aujourd'hui

Le 11 novembre 1918, l'Armistice est signée. Fin novembre, le président Wilson débarque à Brest. Il doit participer à la conférence de la paix. Il repasse par la cité du Ponant, quelques mois plus tard, une fois signé le Traité de Versailles. C'est pour cette raison qu'une place Wilson existe encore aujourd'hui à Brest !   

Le président Wilson passe par Brest deux fois, en décembre 1918 et juin 1919. - Radio France
Le président Wilson passe par Brest deux fois, en décembre 1918 et juin 1919. © Radio France - Carte postale d'époque.

Progressivement, les américains repartent aux Etats-Unis. Les derniers navires repartent de Brest en août 1919. En l'honneur des soldats yankee, un monument est érigé au dessus du port de commerce. Dynamité par les allemands durant la Seconde Guerre mondiale, "le monument américain" est reconstruit et domine toujours le port aujourd'hui.   

Selaouit ar reportaj e brezhoneg  

Ur reportaj war an amerikaned e Breizh oa bet savet, e brezhoneg, gant Pauline Kerscaven.   

Reportaj Pauline Kerscaven war an Amerikaned e Breizh, e-pad ar brezel bras.

M'ho peus c'hoant muioc'h a ditouroù kit war lec'hienn TES, Ti embann ar skolioù, embannet ur bern dielloù ganti.   

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