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Société DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

Centenaire de la Grande Guerre : une exposition au lycée François 1er du Havre qui servait d'hôpital entre 1914 et 1918

mercredi 7 novembre 2018 à 5:31 Par Christine Wurtz, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

le lycée François 1er du Havre, réquisitionné pendant la Grand Guerre pour servir d'hôpital, accueille une exposition consacrée aux soins délivrés aux blessés pendant les hostilités. Une exposition rassemble de nombreuses photos d'archives issues de collections publique ou privées.

Le lycée François 1er a servi d'hôpital pendant toute la durée de la Grande Guerre
Le lycée François 1er a servi d'hôpital pendant toute la durée de la Grande Guerre © Radio France - Christine Wurtz

Inauguré en 1866, le lycée François 1er est l'un des rares bâtiments du centre ville du Havre à avoir survécu à la guerre de 1870 et aux deux guerres mondiales. Un immense bâtiment, réquisitionné dès l'été 1914, comme de nombreux autres établissements de la ville, pour soigner les blessés rapatriés du front. 

Le lycée devient à l'époque l'hôpital numéro 8. Prévu pour 480 lits au début de la guerre, il accueillera jusqu'à 600 blessés après l'incendie de la Pyrotechnie, une usine belge de munitions dont l'explosion en décembre 1915 fera 130 morts et plus de mille blessés. Un évènement qui a marqué toute une génération de havrais, assure Marie-Pierre Pillet, l'actuelle proviseure du lycée. 

"On dit qu'on a entendu l'explosion et que la terre a tremblé à 100 kilomètres à la ronde" - Marie-Pierre Pillet, proviseure du lycée

A l'époque, l'établissement compte parmi ses élèves le poète Raymond Queneau et l'auteur dramatique havrais Armand Salacrou, répartis dans différents bâtiments alentours. Armand Salacrou avait 15 ans et racontait ses souvenirs à la radio en 1955.

Mais l'hôpital soigne surtout des blessés de guerre, avec les moyens du bord. Mais c'est aussi à cette époque que la médecine et la chirurgie font d'énormes progrès, comme le montre les photos rassemblées pour l'exposition par Eric Dutheil, le référent culturel du Groupement hospitalier du Havre. _"En 14, une jambe ou un bras pouvait être sectionné parce que la gangrène arrivait. En 18, on arrivait à récupérer la totalité du membre"_. A l'époque, l'enjeu n'est pas seulement médical, il est aussi stratégique.

"C'était aussi pour ramener ces soldats vers l'avant, faire en sorte qu'ils puissent retourner au combat" - Eric Dutheil, référent culturel du GHH

Un monument aux morts rend hommage aux 188 professeurs, élèves et agents du lycée tombés pendant la Grande Guerre. - Radio France
Un monument aux morts rend hommage aux 188 professeurs, élèves et agents du lycée tombés pendant la Grande Guerre. © Radio France - Christine Wurtz

Dans la cour de l'établissement, comme au lycée Corneille à Rouen, un monument aux morts rend hommage aux 188 professeurs, agents, et élèves du lycée tombés durant la Grande Guerre. Le lycée ne retrouvera sa vocation initiale qu'à la rentrée 1919, dans un confort amélioré : l'hôpital avait équipé toutes les salles de poêles pour le chauffage et de l'électricité. 

Ecoutez le reportage de Christine Wurtz