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Société DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

VIDÉO - Centenaire de la Première Guerre mondiale : Emmanuel Macron parcourt les territoires meurtris par le conflit

vendredi 2 novembre 2018 à 18:28 - Mis à jour le lundi 5 novembre 2018 à 7:09 Par Blandine Costentin et Rachel Noël, France Bleu, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu Sud Lorraine, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu Nord et France Bleu Picardie

Le président de la République traverse, du 4 au 10 novembre, onze départements français marqués par la Grande Guerre, dans le Grand Est et les Hauts de France. Cette "itinérance" voulue par Emmanuel Macron l'emmène sur des "territoires meurtris" par le conflit dont on commémore le centenaire.

Emmanuel et Brigitte Macron à Strasbourg, dimanche soir.
Emmanuel et Brigitte Macron à Strasbourg, dimanche soir. © Maxppp - Jean-Marc LOOS

France

La célébration de l'Armistice de 1918 est l'occasion de se souvenir, une nouvelle fois, des grandes dates et des lieux les plus importants de la Première Guerre mondiale. 

Avant de réunir des chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier à Paris, le 11 novembre 2018, Emmanuel Macron traverse, du 4 au 10 novembre, une dizaine de sites remarquables de la Grande Guerre. Le 10, il sera à Rethondes, dans la clairière de l'Armistice, le 11 devant l'Arc de triomphe. Autre objectif de ce déplacement marathon du chef de l'Etat : reconquérir les élus locaux.

Le 4 novembre à Strasbourg, symbole des “provinces perdues”, capitale européenne 

Le chef de l'Etat a entamé son déplacement marathon par Strasbourg ce dimanche 4 novembre. Après la défaite française de 1871 et l'annexion de l'Alsace et de la Moselle, Strasbourg était le symbole des “provinces perdues”. 

Avec son histoire mouvementée, la capitale alsacienne est devenue celui de la réconciliation franco-allemande et une capitale européenne. Emmanuel Macron était accompagné du président allemand Frank-Walter Steinmeier. Ils ont assisté à un concert dans la cathédrale de Strasbourg.

Le 5 novembre, sur le champ de bataille de Morhange 

Le chef de l'Etat entame sa visite sur les territoires lorrains par un épisode peu connu : la bataille de Morhange en Moselle. Celle ci se déroule une quinzaine de jours, après la déclaration de guerre, du 19 et 20 août 1914. C'est l'une des premières défaites françaises.  Il y a au moins 7 000 morts français et allemands, 10 000 prisonniers français et des milliers de blessés.

De Verdun à Reims, le 6 novembre

Au troisième jour de ce voyage, le chef de l'Etat se rendra aux Eparges, une petite commune située à une vingtaine de kilomètres de Verdun. Les Eparges sont adossées à une crête qui fut l'objet d'interminables combats, de 1915 jusqu'en 1918. Ce champ de bataille a notamment été immortalisé par l'écrivain Maurice Genevoix qui retrace cette histoire dans Ceux de 14.

Emmanuel Macron se rend  sur l'un des champs de bataille emblématiques de 14-18 : Verdun. Sur ce site de la Meuse, symbole de la Grande Guerre, c'est dix mois de combats en 1916, plus de 700 000 morts et blessés des deux côtés (plus de 300 000 côté français).  Il restera plusieurs heures, au Mémorial de Verdun à Fleury-devant-Douaumont, ainsi qu'à la nécropole et à l'ossuaire, avant de raviver la flamme du souvenir.

Il terminera cette journée marathon par Reims, et le monument aux héros de l'armée noire, qui rend hommage aux 200 000 soldats noirs qui se sont battus dans l'armée française. 

Le 7 novembre, les Ardennes et la Flamengerie

Même si la matinée passée à Charleville-Mézières mercredi 7 novembre ne sera pas consacrée à une commémoration quelconque, le passage du président de le Président de la république dans les Ardennes est aussi un symbole de la Grande Guerre. Les plus hautes autorités allemandes s'étaient installé dans les Ardennes jusqu’en 1916 : l’empereur Guillaume II à Charleville et le G.Q.G. à Mézières. Les Ardennes sont le seul département à avoir été occupé durant toute la Grande Guerre.

En fin de journée, le lieu de visite d'Emmanuel Macron résonne aussi comme un symbole : c'est sur le site de la Flamengerie entre Fourmies (Nord) et La Capelle, que les Allemands ont demandé la paix. 

Le 8 novembre, Notre-Dame de Lorette 

Après une matinée passée sur les sites industriels du Nord, Emmanuel Macron poursuit sa visite sur l'emblématique site de Notre-Dame de Lorette. Inauguré le 11 novembre 2014, le mémorial de Notre-Dame-de-Lorette dans le Pas-de-Calais, affiche les noms de 580 000 soldats morts pendant la Grande Guerre dans le Nord-Pas-de-Calais. Ici, le chef de l'Etat s'arrête plusieurs heures pour un parcours de mémoire de la nécropole nationale à la crypte de la tour-lanterne.

Le 9 novembre, le Pas-de-Calais et la Somme

Si la journée n'est pas entièrement consacrée à la mémoire de la Grande Guerre, Emmanuel Macron ne pouvait traverser le département sans rendre hommage aux soldats. La bataille de la Somme est celle qui est la plus sanglante de la guerre. 1,2 million de soldats y ont été blessés ou tués dans l'offensive qui s'étend entre juillet et novembre 1916. 

C'est à la nécropole de Thiepval que le chef de l'Etat leur rendra hommage en compagnie de la Première ministre Theresa May. Il se rendra ensuite à l'historial de Péronne.

Le 10 novembre, la clairière de l'Armistice, dernière étape avant la paix

Pour le dernier jour en région de son itinérance, Emmanuel Macron fait étape à Compiègne, dans la Clairière de l'Armistice. Une visite sous le signe de l'amitié franco-allemande puisqu'il aura à ses côtés la Chancelière allemande Angela Merkel. 

C'est dans cette clairière de l'Armistice que la paix a été signée. Le 11 novembre, à 5h15, la fin des hostilités est signée entre les alliés et les représentants allemands.