Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

Centenaire de la Première Guerre mondiale : la bataille de Morhange

dimanche 4 novembre 2018 à 18:01 - Mis à jour le lundi 5 novembre 2018 à 12:13 Par Blandine Costentin et Rachel Noël, France Bleu et France Bleu Lorraine Nord

Emmanuel Macron poursuit en Lorraine son voyage sur les traces de la Grande Guerre. Lundi 5 novembre, il se rend à Morhange en Moselle où l'armée française a essuyé dès le début du conflit un cuisant échec.

Cérémonie du souvenir au monument de Morhange, avec le président Emmanuel Macron.
Cérémonie du souvenir au monument de Morhange, avec le président Emmanuel Macron. © AFP - LUDOVIC MARIN

Morhange, France

Deuxième étape dans le voyage commémoratif du président de la République : la Lorraine. Après l'Alsace, Emmanuel Macron se rend notamment en Moselle qui était aussi un territoire à libérer en 1914. Il se rend à Morhange, une des premières grandes batailles de la Première Guerre mondiale, les 19 et 20 août 1914. Ces combats, qui furent un échec pour l'armée française, ont causé au moins 7 000 morts français et allemands. 

Une stratégie française mise à mal

La bataille de Morhange se produit une quinzaine de jours après la déclaration de guerre (3 août). L'état-major français pense que la guerre et la victoire seront rapides. Il veut partir à l'assaut de l'Empire allemand et libérer l'Alsace et la Moselle. Le 20e corps d'armée se dirige vers Morhange. 

Nicolas Czubak, historien au Mémorial de Verdun explique : "L’idée de l’état-major français, c’est de libérer les provinces perdues, mais surtout dans le cadre du grand plan de bataille, de fixer les troupes allemandes en Moselle pour libérer les autres parties du front".

Grand guerre: la bataille de Morhange - Radio France
Grand guerre: la bataille de Morhange © Radio France - Régine Jessel

Mais les Allemands ont fait le même calcul : ils attendent les Français sur les hauteurs de Morhange d'où ils ont une vue dégagée. C'est un terrain qu'ils connaissent bien et sur lequel ils ont installé canons et mitrailleuses. Les Français, équipés de leurs pantalons "garance" (rouge) qui les rendent très voyants, attaquent selon la stratégie de l'"offensive à outrance". Mais des milliers d'hommes sont fauchés. 

Deux conceptions de la guerre qui s'affrontent

Les français qui ne veulent pas être sur la défensive, avancent leurs positions, contrairement aux ordres qui leur ont été donnés. Ils sont massacrés en deux heures de temps. Des unités complètes vont se sacrifier pour couvrir le repli des troupes. Le combat fera au moins 7 000 morts, 10 000 prisonniers et des milliers de blessés. Après avoir pénétré d'une vingtaine de kilomètres en territoire ennemi, les Français doivent se replier le 20 août vers Lunéville, Saint-Nicolas-de-Port ou le Grand Couronné près de Nancy.

Pour Nicolas Czubak, historien au Mémorial de Verdun c'est la démonstration de deux conceptions de la guerre qui s'affrontent : "On est dans une bataille dont l’espace est choisi par l’armée allemande. Côté allemand, on  a un terrain aménagé, une armée consciente de sa puissance de feu, bien préparé, et de l’autre côté une armée française qui croit que l’engagement et le patriotisme peuvent suffire".