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Société DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

Centenaire de la Première Guerre Mondiale : Verdun, symbole de la Grande Guerre devenu lieu de construction commune

lundi 5 novembre 2018 à 18:31 - Mis à jour le mardi 6 novembre 2018 à 8:54 Par Rachel Noël, France Bleu, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine

Emmanuel Macron s’arrête mardi 6 novembre à Verdun, symbole de la Grande Guerre. La bataille en 1916 aura duré près d’un an et fait plus de 300 000 morts, côté français et allemand. Ce symbole de la Première Guerre mondiale est devenu au fil du temps celui de la réconciliation.

L'Ossuaire de Douaumont et la nécropole seront l'une des étapes de la visite d'Emmanuel Macron
L'Ossuaire de Douaumont et la nécropole seront l'une des étapes de la visite d'Emmanuel Macron © Maxppp - Simon Daval/PHOTOPQR

Verdun, France

Pour le centenaire de la Première Guerre mondiale, Emmanuel Macron, comme tous les présidents de la République avant lui, passe par la route de Verdun. Le site est incontournable, tellement il symbolise la Grande Guerre. Avant cela, il s’arrête sur le champ de bataille des Eparges, commune situé à une vingtaine de kilomètre de Verdun, où se sont déroulés d’interminables combats entre 1915 et 1918.

Verdun, le symbole de la Grande Guerre

La bataille de Verdun symbolise les combats de la Première Guerre mondiale. La bataille débute le 21 février 2016 et se termine dix mois plus tard, le 19 décembre 1916, quelques jours avant Noël. En dix mois, les positions des Français et des Allemands ont à peine changé, mais le nombre des victimes est conséquent. Plus de 300.000 morts allemands et français, quelques 400.000 disparus, et 60.000 tonnes d’obus déversés sur ces montagnes qui marquent encore, cent ans après le territoire de la Meuse. 

Verdun résume ce qu’a été cette Grande Guerre : une guerre industrielle, une guerre aux nombreuses victimes des deux côtés français et allemand. C'est le symbole aussi de cette absurde guerre des positions, pour ne gagner que des morceaux infimes de territoire.  

Nicolas Czubak, historien du service éducatif du Mémorial de Verdun le souligne : "Il n’y a pas d’autres batailles où il y a eu autant de passage de troupes. Les trois quarts des soldats sont passés ici. Cela crée une empreinte mémorielle forte ".

De la réconciliation au destin commun

Avec la création du Mémorial en 1967, Verdun devient le lieu de la réconciliation et de la paix. On y enterre ensemble, les victimes françaises et allemandes dans le lieu symbolique de l'ossuaire recouvert par la nécropole. 

Tous les couples de présidents et chanceliers français et allemands vont venir sur les lieux, pour commémorer, non plus la bataille, mais l'amitié franco-allemande, symbolisée le 20 septembre 1984 par les mains tendues de François Mitterand et Helmut Kohl.

Le président français François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Kohl à Douaumont en septembre 1984. - AFP
Le président français François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Kohl à Douaumont en septembre 1984. © AFP - MARCEL MOCHET

On est passé de la réconciliation au destin commun. Le symbole de la paix devient le symbole de l’amitié, puis de construction européenne.

Après le centenaire ?

Avec les commémorations du centenaire, beaucoup de jeunes visiteurs, mais aussi des gens venus de tous horizons ont redécouvert la première guerre. Pour Nicolas Czubak, historien du service éducatif du Mémorial de Verdun, le centenaire a permis de mettre en lumière de nombreux d’aspects : l’histoire plurielle de cette première guerre, mais aussi au-delà de la question de l'histoire franco-allemande, de la construction de la paix durable.

Pour Nicolas Czubak, historien du service éducatif du Mémorial de Verdun : "C’est important de maintenir le souvenir des avertissements de la guerre. La paix c’est quelque chose qui s’entretient".