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Centrales nucléaires de Cruas et Tricastin : bilan sûreté satisfaisant, malgré les couacs

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

L'Autorité de Sûreté Nucléaire a dressé ce lundi le bilan 2019 de la sûreté sur les centrales de la région. Cruas (Ardèche) et Tricastin (Drôme) ont un niveau "globalement satisfaisant" mais avec des bémols.

Site nucléaire du Tricastin dans la Drôme.
Site nucléaire du Tricastin dans la Drôme. © Radio France - Victor Vasseur

La centrale nucléaire de Cruas se fait épingler sur sa gestion des déchets : les aires où l'outillage contaminé est entreposé ne respectaient pas les règles et des déchets potentiellement pathogènes ont été évacués vers un centre de traitement extérieur sans vérification préalable. A Tricastin, il y a eu une nouvelle fuite de tritium en novembre.

Par ailleurs, sur Tricastin, l'ASN juge que "les performances en matière de sûreté se sont détériorées" : il y a eu en février cette grappe de combustible restée bizarrement accrochée dans le réacteur 2 et des écarts dans le redémarrage du réacteur 1 après sa visite décennale. Bémol aussi sur la radioprotection avec deux intervenants contaminés "conduisant à une exposition cutanée supérieure au quart de la limite réglementaire annuelle". Comment, avec tous ces couacs, la note globale est satisfaisante ? "Le nombre d'écarts n'est pas un indicateur direct de la sûreté" explique Richard Escoffier, adjoint à l'ASN à Lyon, "vous pouvez avoir un seul événement particulièrement préoccupant, et qui va révéler des fragilités profondes. Vous pouvez avoir plusieurs événements qui sont, en eux-mêmes, à faible enjeu mais qui vont, par leur recrudescence, montrer qu'il y a un problème de culture de tel ou tel risque."

L'ASN a aussi relevé un problème sur l'usine Eurodif du Tricastin, en cours de démantèlement. Le système pour traiter les eaux polluées dans la nappe sous l'usine marchait mal. L'exploitant Orano l'a rectifié.

Poursuite d'activité du réacteur 1 de Tricastin : décision en 2022

Au Tricastin, le réacteur 1, le plus vieux, a eu droit à sa quatrième visite décennale, la visite des 40 ans, de juin à décembre dernier, mais le verdict de l'ASN n'est attendu que pour 2022.

L'Autorité de Sûreté Nucléaire doit d'abord donner un avis général d'ici fin 2020 : les réacteurs comme ceux installés en Drôme Ardèche peuvent-ils continuer au delà des 40 ans ? Ensuite, sur le réacteur 1 du Tricastin, il y aura une enquête publique au second semestre 2021, puis la décision de l'ASN en 2022. Le réacteur aura alors plus de 41 ans. Et en attendant, il a le droit de continuer à fonctionner explique Richard Escoffier, adjoint à l'ASN de Lyon : "comme après chaque arrêt de réacteur, on regarde les résultats des contrôles et on vérifie que la situation est normale. Lors de cet arrêt de la quatrième visite décennale, dans la mesure où tous les résultats étaient conformes et n'ont pas montré de dégradation des conditions d'exploitation, le réacteur est autorisé à fonctionner jusqu'au prochain arrêt, et il y a des modifications toujours en cours. En fait, c'est un processus continu."

EDF fait de grands travaux, "le grand carénage" pour prolonger la durée de vie des réacteurs : sont installés des groupes électrogènes et système de refroidissement de secours, des capteurs plus modernes et de nouvelles armoires électroniques pour mesurer la puissance nucléaire au coeur du réacteur. En tout, 3,2 milliards d'euros seront investis en 10 ans (2018-2028) pour les quatre réacteurs du Tricastin.

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