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Nucléaire : vers un allongement de la durée de vie des réacteurs de Dampierre et Saint-Laurent-des-Eaux

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Par , France Bleu Orléans

L'Autorité de sûreté nucléaire a rendu jeudi 25 février un avis favorable à un fonctionnement des plus vieux réacteurs de centrales au-delà de 40 ans. Sous conditions de travaux. Six réacteurs sont concernés dans les centrales de Dampierre (Loiret) et Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher).

Centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (Loiret), en 2014
Centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (Loiret), en 2014 © Radio France - David Becus

Les 32 plus vieux réacteurs nucléaires français peuvent fonctionner au-delà de 40 ans. C'est en tout cas l'avis générique rendu par l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) jeudi 25 février. Mais cet allongement de la durée de vie des réacteurs, de dix ans, est soumis à conditions. "Pour aller jusqu'à 50 ans, nous demandons à EDF d'améliorer la sûreté de ces réacteurs" explique Rémy Catteau, directeur des centrales à l'ASN. Sur les centrales de Dampierre et Saint-Laurent-des-Eaux, six réacteurs sont concernés par cet avis générique : quatre à Dampierre et deux à Saint-Laurent. "Ce sont des réacteurs mis en service au début des années 80" précise Rémy Catteau. "Les performances en matière de sûreté [de ces centrales] sont globalement satisfaisantes."

Des contrôles approfondis entre 2021 et 2025 pour Dampierre et Saint-Laurent-des-Eaux

Avant de pouvoir continuer leur fonctionnement, les réacteurs vont devoir passer par une sorte de contrôle technique très approfondi. La visite décennale, qui débute cette année sur le premier réacteur de Dampierre. "EDF arrête tous les dix ans les réacteurs, pour à peu près six mois, pour mener des contrôles approfondis" explique Rémy Catteau. Cette visite décennale se terminera en 2025 pour le dernier réacteur de Saint-Laurent-des-Eaux. Dans le même temps, EDF va devoir mener des travaux pour que l'allongement de la durée de vie des réacteurs soit entièrement validé.

Rémy Catteau, directeur des centrales à l'ASN, invité de France Bleu Orléans ce vendredi 26 février

Quels travaux l'ASN exige-t-elle ?

Quelles sont ces améliorations exigées par l'ASN ? D'abord, un renforcement de la protection contre les agressions naturelles, inondations, séismes ou encore les canicules qui se multiplient ces dernières années. EDF doit aussi travailler à la réduction des conséquences des accidents les plus graves, ceux qui peuvent toucher le cœur du réacteur. "On demande à EDF de savoir maintenir le cœur accidenté dans le réacteur, pour limiter les rejets de radioactivité dans l'environnement" décrit Rémy Catteau. Autre chantier notable : des moyens supplémentaires pour les piscines où sont entreposés les combustibles usés. 

On s'enfonce de plus en plus dans cette impasse nucléaire 

EDF a l'ambition d'exploiter certains réacteurs jusqu'à 60 ans, sous réserve de validation de l'ASN. Au grand désespoir des opposants au nucléaire, qui demandent la fin de ces centrales, et qui ont été déçus par l'avis générique rendu ce jeudi. Françoise Pouzet, présidente du réseau Sortir du Nucléaire Berry-Puisaye-Giennois, n'en veut pas à l'ASN "qui fait son travail et qui n'est pas politique" mais elle craint que l'avis générique encourage le gouvernement à continuer dans le nucléaire sans chercher d'alternative. "On s'enfonce de plus en plus dans cette impasse nucléaire (...) c'est à coups de milliards d'euros que ces vieux réacteurs vont continuer à fonctionner."

Françoise Pouzet : "Cela nous met en colère"

Le maire de Dampierre Serge Mercadié, lui, se réjouit de cette durée de vie allongée. La centrale installée sur sa commune assure d'importantes retombées financières et économiques. "Tout le monde en bénéficie, plus ou moins. Je crois que la somme des impôts payés par la centrale, c'est de l'ordre de 70 millions d'euros. En termes d'emplois et de ressources, c'est fantastique." 

Serge Mercadié : "Dans cette période qu'on vit, c'est une bonne nouvelle"

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