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Société

Centres aérés et colonies de vacances : 140 contrôles dans le Nord cet été

dimanche 12 août 2018 à 17:26 Par Marie-Jeanne Delepaul, France Bleu Nord

Afin que les enfants s'amusent sans danger en colo ou au centre aéré, les services de l'Etat multiplient les contrôles pendant l'été. Le nombre d'animateurs, l'hygiène des locaux, les normes de sécurité... tout est scrupuleusement vérifié.

Pendant une heure, les deux inspecteurs de la DDCS visitent ce centre de Cappelle-la-Grande (Nord) avec la directrice.
Pendant une heure, les deux inspecteurs de la DDCS visitent ce centre de Cappelle-la-Grande (Nord) avec la directrice. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

Cappelle-la-Grande, France

Quatre millions d'enfants partent en colo ou vont au centre aéré chaque été en France. Pour s'assurer de leur sécurité, les établissements sont régulièrement contrôlés.

Dans le Nord, un établissement sur vingt, c'est à dire 140 centres d'accueil collectif de mineurs sur 2800 vont être inspectés cet été.  Les contrôles se font à l'improviste, et tout est passé au peigne fin : diplômes des animateurs, certificats de vaccination, autorisations parentales pour les photos et les sorties, etc. Les inspecteurs ont une heure pour cocher toutes les cases de leur grille d'évaluation.

Ils vérifient également que le taux d'encadrement (un animateur pour douze enfants de plus de six ans par exemple) est respecté, ainsi que le taux de stagiaires au sein de l'équipe d'animation (20% maximum).

"On est plus dans l'accompagnement que dans la sanction" - Patrick Piret, inspecteur

Dans le bureau de la directrice du centre de Cappelle-la-Grande (Nord), qui accueille une cinquantaine d'enfants entre 4 et 11 ans, Antoine Raison, qui travaille à la DDCS (direction départementale de la cohésion sociale), ouvre tous les classeurs. "Je n'ai pas la possibilité de contrôler toutes les fiches donc je prends au hasard parmi les enfants présents aujourd'hui, ça me permettra de savoir si d'une manière générale les dossiers sont complets ou non", explique-t-il.

L'interview d'Antoine raison, inspecteur à la DDCS du Nord

Après l'examen des papiers administratifs, place à la visite du centre : la cour, les salles de jeux, les sanitaires... Le moindre détail compte : aux toilettes par exemple, Patrick Piret, inspecteur jeunesse et sports à la DDCS, fait remarquer à la directrice qu'il manque des couvercles sur les poubelles. "C'est le genre de petit manquement pour lequel on demande une rapide mise en conformité, mais on est plus dans l'accompagnement que dans la sanction", précise-t-il.

Interro surprise

Le frigo est également scruté ; l'occasion de poser quelques colles à la directrice du centre sur les normes d'hygiène : avez-vous des repas témoins ? Savez-vous combien de temps vous devez les garder au frais ? Que faire des bouteilles de lait entamées à la fin de la journée ?

La dernière partie de l'inspection est consacrée à l'étude du projet éducatif et pédagogique. "L'accueil collectif de mineur, ce n'est pas de la garderie !" insiste Antoine Raison. Pas de souci à ce niveau-là : l'équipe d'animation a choisi le thème des super-héros et a entièrement décoré l'école avec les enfants ; la directrice essaye aussi au maximum d'impliquer les parents.

Le reportage France Bleu Nord pendant l'inspection du centre de Cappelle-la-Grande

Le risque de fermeture du centre

Verdict pour Cappelle-la-Grande : à part quelques petits manquements tout est en règle ! Quand ce n'est pas le cas, les sanctions peuvent aller jusqu'à la fermeture du centre, "mais c'est extrêmement rare, ça se passe très bien dans la grande majorité des cas" insiste Antoine Raison.

Pour l'instant cet été, seuls deux animateurs Nordistes ont été écartés en raison d'un comportement potentiellement dangereux pour les enfants selon la DDCS, ils étaient employés dans des centres en-dehors du département.

En plus des 140 centres de vacances, la DDCS va aussi contrôler cet été 80 établissements d’activité physique et sportive, comme des bases nautiques, des parcours d’accrobranche, des piscines ou encore des centres équestres.