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Société

Ces citadins qui ont choisi de vivre dans l'Yonne

jeudi 11 octobre 2018 à 19:27 Par Denys Baudin et Isabelle Rose, France Bleu Auxerre

Quatre français sur cinq pensent que vivre à la campagne est le mode de vie idéal! C'est ce que nous apprend l'étude réalisée par" Familles Rurales". Une des premières raisons de ce choix est la qualité de vie.

Nicolas et Sélin arrivés il y a douze ans à Beauvoir
Nicolas et Sélin arrivés il y a douze ans à Beauvoir © Radio France - Isabelle Rose

Auxerre, France

De plus en plus de parisiens viennent par exemple s'installer dans l'Yonne. Nous avons rencontré Nicolas et Sélin Delarbre installés depuis maintenant douze ans dans la petite commune de Beauvoir en Puisaye. Nicolas explique pourquoi il a eu envie de venir vivre dans l'Yonne : " On avait des enfants en bas âge, on voulait quitter Paris pour avoir une meilleure _qualité de vie_. On voulait leur offrir de pouvoir bouger dehors et de profiter de l'extérieur." Sélin poursuit : "On cherchait un lieu pour travailler artistiquement. La maison à l'époque nous proposait de l'espace où nous pouvions travailler à notre rythme. cette maison est une ancienne auberge du village qui était un lieu de vie."

On respire à la campagne

"Nous avons été très bien accueilli _"se souvient Nicolas." Les gens avaient envie de revenir dans cette ancienne auberge sur la place du village . On ne nous a jamais fait remarquer que nous étions parisiens" "A la campagne on respire" explique Sélin. "On ressent la possibilité de faire des choses_. On a des temps de qualité qui sont plus longs . On ne court plus après le temps. Les liens et les rencontres sont plus forts ici qu'à Paris où on a jamais le temps."

_"Il faut prendre souvent la voiture. On en a deux d'ailleurs ._On passe du temps en voiture sur les trajets. On s'organise, il y aurait peut-être quelque chose à faire dans les communes  pour mutualiser les services et les commerces. Depuis cinq ans on ressent en tous cas de l'effervescence, de recréer des liens. En plus, même en Puisaye on est près de Paris."

les liens et les rencontres sont plus forts qu'à Paris

La vie à la campagne - Maxppp
La vie à la campagne © Maxppp - photo d'illustration

"En cinq ans, personne ne m'a encore invité chez lui" - Olivia Galli

Personne ne m'a invité en 5 ans

Olivia Galli est arrivée il y a cinq ans dans un petit village du Morvan à Saint Léger Vauban. Elle ne regrette pas d'avoir quitter la capitale même si aujourd'hui encore, elle reconnait que ce n'est pas forcement facile d'être complétement intégrée : " Je suis une vraie parisienne, je n'avais que çà comme code social en tête. On a beaucoup voyagé. J'avais l’impression d'être à l'aise avec les autres cultures et pourtant à deux heures de Paris, je me suis rendu compte qu'il y avait beaucoup de choses différentes. Nous on habite depuis cinq ans dans un petit village du sud de l'Yonne et je crois que personne ne m'a encore invité chez lui dans mon village alors que moi j'ai invité, j'ai fait des barbecues mais on ne rentre pas comme çà  dans la vie des Icaunais et encore moins des morvandiaux. Le lien social met du temps à s'installer."

"Les enfants avait l'étiquette de Parisiens"

Rien n'est simple

Un changement de vie qui a été un peu compliqué aussi pour ses garçons adolescents à l' époque explique Olivia Galli : " Ils ont été étiqueté tout de suite comme des parisiens avec un nouveau rythme de travail et prendre le car scolaire très tôt le matin. Ce n'est pas la même chose de prendre le métro à 8 heures moins le quart et de prendre le bus à 7 heures. Il y avait moins de sport et moins de loisirs. Rien n'est simple. Pour faire du sport après les cours il faut faire du covoiturage ou pour des activités culturelles, aller au cinéma tout est plus compliqué quand on est excentré. "

On remonte à paris s'il y a une urgence

À la campagne il faut apprendre à prévoir

Olivia Galli a dû changer ses habitudes notamment par rapport au manque de professionnels de santé : "Cela pèse au début. Quand on habite Paris, un pédiatre on en a un dans la rue, on a facilement un rendez-vous. C'est vrai que c'est difficile cette désertification dans l'Yonne mais on peut s'y adapter. Il faut apprendre à prévoir, à s'organiser et si vraiment il y a une urgence on remonte à Paris, ce n'est pas loin."