Société DOSSIER : Série d'été 2017 : Ces vieux métiers qui ont de l'avenir

Ces vieux métiers qui ont de l'avenir : Christine David, couturière depuis plus de 35 ans à Limoges

Par Jérôme Ostermann, France Bleu Limousin et France Bleu mardi 18 juillet 2017 à 6:34

Christine David exerce le métier de couturière depuis plus de 35 ans à Limoges
Christine David exerce le métier de couturière depuis plus de 35 ans à Limoges © Radio France - Jérôme Ostermann

Cette semaine, on s’intéresse à ces vieux métiers qui ont de l'avenir. Aujourd'hui, focus sur le métier de couturière. Reportage à la Cousette, un petit magasin de retouche du vieux Limoges.

Ses doigts de fée, Christine David les a mis au service de la couture depuis déjà 36 ans. Installée depuis quelques années, dans le quartier historique de la Boucherie à Limoges, elle propose à la Cousette, le nom de sa boutique, toute sorte de retouches :"Changer les fermetures éclairs. Raccourcir des robes, des jupes. Remettre à la taille. Élargir. Rétrécir. Des fois, on rajoute des morceaux. Je fais aussi du recopiage de vêtements. Je refais le même mais avec un autre tissu."

Des jeunes aussi font arranger leurs affaires

Christine pour qui les vêtements déjà portés représentent environ trois quarts de son activité :"J'ai remarqué que les gens regardent beaucoup plus dans leurs armoires. Ils font arranger leurs affaires plutôt que de racheter. D'abord parce qu'ils ne trouvent pas toujours des choses qu'ils aiment. La mode ne plaît pas toujours à tout le monde. Et je me rends compte que des jeunes aussi font arranger leurs affaires. Ils grattent dans leurs armoires et ils se disent, on va pas jeter, on le fait arranger."

Une activité en dents de scie

Mais l'activité est en dents de scie. Certaines années sont difficiles. D’ailleurs, elle fait aussi dans l'ameublement en travaillant coussins et autres rideaux. Ceci dit, à ses yeux, il y a de l'avenir pour son métier :"Il y a toujours besoin de couturières, parce que les gens savent de moins en moins, ne serait-ce que coudre un bouton" rigole-telle. Et faire recoudre un bouton coûtera toujours moins cher que racheter un vêtement. Alors oui, on peut surement dire longue vie aux couturières !

Dans la vitrine de la Cousette, rue de la Boucherie à Limoges, c'est passion couture. Un véritable petit musée. - Radio France
Dans la vitrine de la Cousette, rue de la Boucherie à Limoges, c'est passion couture. Un véritable petit musée. © Radio France - Jérôme Ostermann