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Société

Ces vieux métiers qui ont de l'avenir : les Pailler, cordonniers de père en fils depuis plus de 110 ans à Limoges

vendredi 21 juillet 2017 à 6:33 Par Jérôme Ostermann, France Bleu Limousin et France Bleu

Cette semaine, on s’intéresse à ces vieux métiers qui ont de l'avenir. Aujourd'hui, focus sur une famille limougeaude de cordonniers, présente depuis plus de 110 ans sur la place de Limoges. Et c'est loin d'être terminé !

La famille Pailler répare des chaussures depuis quatre générations dans cette petite boutique de l’avenue Garibaldi à Limoges
La famille Pailler répare des chaussures depuis quatre générations dans cette petite boutique de l’avenue Garibaldi à Limoges © Radio France - Jérôme Ostermann

Limoges, France

Cordonnier, chez les Pailler, cela dure depuis quatre générations, depuis 1906, et toujours dans la même petite boutique de neuf mètres carré, avenue Garibaldi à Limoges. Une boutique hors d’âge, au charme fou, et toujours en vie même si on est loin désormais de l’âge d'or de l'entre deux guerre selon Michel, le troisième cordonnier de la lignée Pailler :"A Limoges, on comptait plus de 200 cordonniers ! Beaucoup d'ouvriers qui travaillaient dans les usines de chaussures, quittaient l'usine pour s'installer comme cordonnier. Mais la plupart n'arrivaient pas à en vivre parce qu’ils étaient tellement nombreux. On pouvait avoir trois ou quatre cordonniers dans une petite rue."

Il y aura toujours besoin d'un cordonnier !

On en est loin aujourd'hui mais il reste quand même, rien qu'à Limoges, une bonne vingtaine de réparateurs de chaussures. Cela reste beaucoup pour une ville de cette taille. Preuve que ce métier à encore de l'avenir ? Eric Pailler, qui a pris la suite de son père Michel, en est persuadé :"Il y aura toujours besoin d'un cordonnier. Il y a toujours des gens qui achètent des chaussures d'une valeur assez élevée. J'ai aussi beaucoup de personnes qui ont des problèmes de pied et qui tiennent énormément à leurs chaussures. Même des chaussures à 20 euros, si il y a une couture à refaire, on peut la réparer pour quelques euros. Même des vieilles baskets, on peut les réparer. On peut faire des patins, des coutures, des collages. Ce n'est pas parce que c'est en plastique que ça ne se répare pas."

Michel et Eric, 3e et 4e génération de cordonniers de la famille Pailler - Radio France
Michel et Eric, 3e et 4e génération de cordonniers de la famille Pailler © Radio France - Jérôme Ostermann

D'ailleurs, même si c'est encore rare, de plus en plus de jeunes, passionnés par les baskets, lui confient leurs paires de chaussures préférées plutôt que les mettre à la poubelle. Signe qu'en effet, il y aura surement toujours besoin des cordonniers et de la famille Pailler !

Sur cette photo d'époque, le premier des Pailler à s'être lancé dans le métier de cordonnier, dans la même boutique qu'aujourd'hui - Radio France
Sur cette photo d'époque, le premier des Pailler à s'être lancé dans le métier de cordonnier, dans la même boutique qu'aujourd'hui © Radio France - Jérôme Ostermann