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Société

A Châlons, la mission locale tente de remettre sur les rails les jeunes en quête d'emploi

lundi 27 mars 2017 à 11:46 Par Sophie Constanzer, France Bleu Champagne-Ardenne

Le dispositif de la garantie jeunes permet à des jeunes entre 16 et 25 ans, sans emploi et peu ou pas diplômés, d'être accompagnés de façon intensive pendant 5 semaines tout en ayant une allocation. Exemple à Châlons-en-champagne où 34 jeunes en ont déjà bénéficié.

La gestion de la garantie jeunes a été confiée aux Missions locales.
La gestion de la garantie jeunes a été confiée aux Missions locales. © Maxppp - David Ademas

Châlons-en-Champagne, France

Le chômage des jeunes de moins de 25 ans a encore baissé au mois de février 2017 dans la Marne : moins 7% sur un an par rapport à février 2016. Et certains dispositifs destinés aux jeunes demandeurs d'emploi n'y sont peut-être pas pour rien. La Mission locale de Châlons-en-champagne a déjà permis à 34 jeunes âgés de 16 à 25 ans, de bénéficier de la garantie jeunes. Ils reçoivent une allocation de 470 euros par mois et en échange ils sont suivis de près par des conseillers de la Mission locale dans leur recherche d'emploi, mais pas seulement.

L'objectif c'est déjà de reprendre un rythme -- Léo, 22 ans

Parmi les 18 jeunes qui sont rentrés dans le dispositif il y a trois semaines, Cassandra 23 ans, a fait ce choix pour se "relancer" après avoir cumuler les missions intérim notamment dans la logistique. "Bien souvent quand on va toquer aux agences intérim, on nous dit y'a rien... y'a plus rien...", explique la jeune femme qui aimerait s'orienter vers l'aide à la personne une fois son permis de conduire obtenu. Car beaucoup n'ont pas le permis faute de moyens, et la grande majorité des personnes qui bénéficient de la garantie jeunes n'ont aucun diplôme. Pendant 5 semaines, ils viennent tous les jours à la mission locale et ils ont même une salle qui leur est réservée. "L'objectif c'est déjà de reprendre un rythme...", avoue Léo, 22 ans qui a un bac de gestion. Après une période de galère, il y voit un peu plus clair grâce aux entretiens qu'il a avec sa conseillère : "déjà je sais dans quoi je veux travailler, dans la concession... après rien n'est joué d'avance mais on va faire des stages...".

Le jeune il sait qu'on est là, qu'on ne le lâche pas -- Catherine Cardot, conseillère garantie jeunes

Un stage, une mission d'intérim, tout est bon à prendre notamment pour redonner confiance."C'est pas la somme qu'ils vont gagner au bout de cette journée de travail qui va les intéresser, c'est le fait qu'on aie pu leur faire confiance, et ça nous permet aussi d'avoir le retour de l'employeur", souligne Catherine Cardot, l'une des deux conseillères garantie jeunes à la Mission locale de Châlons-en-champagne. Sans oublier de prendre en compte les "accidents de la vie", comme elle les appelle, ou les problèmes administratifs. "Quand on fait un état des lieux on se rend compte parfois qu'ils ont pas de carte d'identité à jour, ils savent comment faire pour la sécurité sociale... donc moi je travaille avec eux en face à face sur des trucs qui peuvent paraître tous bêtes...", explique Catherine Cardot.

Et après 5 semaines de suivi intensif, pas question de lâcher les jeunes dans la nature! "Le jeune il sait qu'on est là, qu'on ne le lâche pas... c'est pas parce qu'il va avoir un contrat d'une semaine qu'on va se dire : bon allez on est tranquille! Non on téléphone, on prend des nouvelles...", souligne Catherine Cardot de la Mission locale de Châlons-en-champagne. D'autant que les personnes accompagnées peuvent bénéficier de l'allocation pendant un an.

Reportage à la mission locale de Châlons.