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Société

Châlus : des résidents de maison de retraite interpellent Emmanuel Macron

mercredi 1 novembre 2017 à 19:03 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin et France Bleu

Des résidents de la maison de retraite de Châlus (Haute-Vienne) s'adressent directement à Emmanuel Macron. Ils viennent de lui envoyer une lettre pour dénoncer la suppression des emplois aidés et les conséquences inadmissibles sur leurs conditions de vie.

Les pensionnaires de la maison de retraite dénoncent la suppression des emplois aidés
Les pensionnaires de la maison de retraite dénoncent la suppression des emplois aidés © Radio France - Jérôme Edant

Chalus, France

A 69, 85 ou encore 92 ans, ils se lancent dans une démarche rarement vue : des résidents de la maison de retraite de Châlus, en Haute-Vienne, ont adressé une lettre directement Président de la République. Ils interpellent Emmanuel Macron sur les conséquences de la disparition des emplois aidés, qui oblige la direction de leur établissement à supprimer l'équivalent d'environ 9 emplois pour 123 pensionnaires.

Des conséquences inadmissibles sur la vie quotidienne

Après le personnel et les directions des maisons de retraite, les résidents eux-mêmes haussent le ton car leur quotidien devient invivable. En témoignent, par exemple, Maurice (85 ans) et Serge (69 ans). "Il manque de personnel constamment ! ça devient impossible..." déplore Maurice. Et Serge renchérit : " les douches, en principe c'est une fois par semaine, mais maintenant c'est tous les 15 jours, voire 1 mois. Et il n'y a que 2 personnes pour servir à table, parfois j'ai même dû aider pour les repas ou pour distribuer le courrier..."

Et la liste est encore longue. Des milliers de pensionnaires de maisons de retraite s'y reconnaîtront, car les pensionnaires de Châlus le savent, la situation est la même dans la plupart des établissements publics. Ils veulent donc porter cette parole au plus haut.

Je m'attendais tellement à ce qu'il vienne nous voir

Sauf qu'à Châlus, Andrée (92 ans) est encore plus en colère à cause...du Premier Ministre. Edouard Philippe, accompagné de la ministre de la santé, a inauguré la maison de santé de Châlus il y a quelques jours mais n'a pas fait le détour par la maison de retraite pour y jauger les conséquences de la suppression des emplois aidés. "Je m'attendais tellement à ce qu'il vienne faire un petit passage" s'exclame Andrée. Et elle regrette : "pourtant, ici aussi c'est un peu la maison de santé, je crois que ça méritait la visite. Cela m'a contrariée, c'est injuste, ce n'est pas bien de sa part".

Si le premier ministre n'a pas écouté leurs doléances, le Président de la République les lira. Peut-être.

Les résidents de la maison de retraite témoignent du manque de personnel, reportage de Jérôme Edant