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Chambéry : contre toute attente, le projet initial du parking Ravet conservé

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Par , France Bleu Pays de Savoie

C'est la fin d'un dossier ouvert depuis plusieurs années. Malgré la consultation, le parking Ravet à Chambéry (Savoie) sera bien construit comme il était prévu, c'est-à-dire avec six étages et près de 500 places. La municipalité actuelle se dit coincée.

Le projet initial du parking Ravet
Le projet initial du parking Ravet © Radio France - Hérault Arnod Architectures

Nous sommes enfin fixés sur l'avenir du parking Ravet, objet de débat et polémique depuis trois ans. Le maire de Chambéry (Savoie) et sa première adjointe, l'annoncent ce jeudi, il sera bien construit comme prévu et fera donc six étages avec du stationnement sur le toit, et près de 500 places. 

Malgré trois semaines de concertation avec la population, le maire se dit obligé de prendre cette décision, pour une question de coût, à cause notamment du contrat signé avec Q-Park par la municipalité précédente. "On a découvert un contrat de service public structuré et qui est en partie toxique pour la ville, vérouillé. A chaque fois que nous devrons changer la politique de stationnement, nous devrons faire des avenants avec la société Q-Park. Nous regrettons de ne pas avoir les mains libres en quelque sorte" se justifie le maire actuel.

L'opposition dénonce "une concertation tronquée"...

Thierry Repentin, élu en juin dernier à la tête de la ville, avait fait de la renégociation du Parking Ravet un projet phare de sa campagne. L'équipe municipale désormais en place avait fait des propositions d'aménagement à la population qui était invitée à donner son avis. 

ECOUTEZ - Aloïs Chassot, élu de l'opposition

"Toute cette concertation, cette énergie, ce temps dépensé pour au final arriver à ce choix" réagit de son côté l'opposition, à travers la voix d'Aloïs Chassot. Adjoint lors de la municipalité précédente, il estime que tout était joué d'avance. "Cette concertation a été tronquée dès le départ, sans avoir donné les éléments financiers sur la modification ou l'arrêt du projet, alors qu'ils les avaient. Ils ont quand même décidé de lancer la concertation. Thierry Repentin a suffisamment d'expérience politique et d'expérience dans les dossiers." 

... la municipalité se défend, "elle était nécessaire"

L'actuel édile de Chambéry se défend et affirme ce jeudi que cette consultation n'est "pas un échec. Les gens ont pu s'exprimer. En tant qu'élu on doit demander l'avis de la population. C'est quelque chose de très positif et je peux vous dire que _cela nous permettra d'avoir enfin la solution pour sortir des stationnements de surface._" Un avis partagé par la première adjointe, Aurélie Le Meur. "La concertation était nécessaire pour nous donner le temps d'explorer toutes les voies possibles pour faire évoluer le contrat." 

Elle explique également que la concertation a permis de se mettre d'accord sur : l'augmentation du nombre de stationnements sécurisés pour les vélos, l'installation de prises pour les vélos à assistance électrique, l'installation de nouvelles prises pour les véhicules électriques ou encore l'ajout de plusieurs places dédiées aux véhicules en autopartage.

ECOUTEZ - Le maire Thierry Repentin - Il défend la consultation

Cette annonce de la mairie est évidemment "une déception" pour ceux qui ont combattu le projet comme Alain, membre du collectif Ravet.  "Je pensais que le maire avait plus de marge de manoeuvre et de pouvoir pour faire changer les choses, personne n'a rien pu faire pour aller contre ce contrat."

Quel surcoût ?

Reste quand même une interrogation : quel surcoût pour la ville ? Suite notamment à l'arrêt du chantier, à cause de la situation sanitaire et de la concertation, Q-Park a présenté une facture de 5,5 millions d'euros. "Une liste au père Noël" s'agace Thierry Repentin, qui affirme d'ores et déjà que ce montant a été négociée de moitié,  notamment en prolongeant le contrat qui lie pendant  la ville à l'entreprise pour 30 ans. En tout cas le maire le promet "il n'y aura pas un centime demandé au budget et pas un centime demandé aux impôts des Chambériens.

ECOUTEZ - Le maire Thierry Repentin - Selon lui, le projet n'impactera pas le budget de la commune

"Une trahison" pour Extinction Rebellion

Dans un communiqué publié diffusé ce jeudi soir, le mouvement Extinction Rebellion, qui lutte contre le projet depuis trois ans, dénonce une "trahison". Selon les militants, la consultation a été utilisée comme un "outil de communication et non de  décision", et les militants préviennent "nous nous opposerons par tous les moyens".

Les travaux devraient reprendre en janvier. 

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