Société

Champigny-sur-Marne, ville de champions (olympiques) !

Par Maxime Bacquié, France Bleu Paris Région mardi 23 août 2016 à 9:46

La boxeuse Estelle Mossely, médaillée d'or à Rio en poids léger, s'entraîne toute l'année au Red Star club de Champigny
La boxeuse Estelle Mossely, médaillée d'or à Rio en poids léger, s'entraîne toute l'année au Red Star club de Champigny © Maxppp - Valdrin Xhemaj

La commune de Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, compte trois médaillées olympiques à Rio. Haby Niaré en Taekwondo, Emilie Andéol en judo et Estelle Mossely en boxe, trois femmes qui ont profité des infrastructures sportives de la ville pour briller à Rio.

Cette politique sportive très développée remonte à loin à Champigny-sur-Marne. "Cela remonte à 1936 et le front populaire," éclaire Philippe Sudre, adjoint aux sports depuis 1995. "Puis le premier Maire post-Seconde Guerre Mondiale, Louis Talamoni, a poursuivi cet effort de développement des loisirs avec une priorité donnée au sport."

1 habitant sur 7 est licencié dans un club sportif

Aujourd'hui, la ville de 76.000 habitants compte 32 infrastructures sportives (dont 10 gymnases et 3 complexes sportifs) et consacre 7 % du budget global au sport, soit environ 10 millions d'euros par an. Et ça marche, puisque plus de 11.000 habitants de la commune sont licenciés dans un des clubs de la ville. "On couvre environ 45 disciplines différentes," assure Philippe Sudre.

Mais si la ville a brillé aux JO, avec ces trois médaillées olympiques, c'est grâce aux pôles d'excellence créés dans les trois disciplines récompensées à Rio. Le judo, la boxe et le taekwondo, la discipline d'Haby Niaré, médaillée d'argent. Elle s'entraîne toute l'année à l'ASC Champigny, avec Karim Guet, directeur sportif du club de taekwondo.

"Un sportif a besoin d'être bien dans sa tête pour être performant, c'est ce qu'on essaye de faire ici"

"Avec cette section haut-niveau créée après l'apparition du Taekwondo aux JO, à Sydney, en 2000, on permet à une vingtaine de sportifs d'être parfaitement encadré pour se préparer aux JO et à toutes les autres échéances importantes," explique Karim Guet. "Les sportifs ont à disposition des médecins, des créneaux horaires réservées dans les salles, on s'occupe de leur voyage... Pour être performant, un sportif a besoin de se sentir bien dans sa tête, c'est ce qu'on essaye de faire ici."

Un modèle qui plaît, puisqu'une autre médaillée olympique, la judokate Clarisse Agbegnenou, va rejoindre le pôle excellence du judo à la rentrée. "On commence à parler d'un savoir-faire à Champigny," se réjouit Philippe Sudre, qui assure déjà préparer les prochains JO à Tokyo en 2020.

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