Société

Changement d'heure : au bonheur des horlogers

Par Yves Maugue, France Bleu Gironde vendredi 27 mars 2015 à 15:26

Dans une boutique d'horlogerie à Bordeaux
Dans une boutique d'horlogerie à Bordeaux © IJBA (Pauline Pennanec'h)

Dans la nuit de samedi à dimanche, il faut avancer sa montre d'une heure pour le changement d'heure. Une période de l'année où les horlogers ont un peu plus de travail. Témoignages à Bordeaux.

De plus en plus souvent, les montres, horloges et autres pendules sont automatiques et n'ont plus besoin qu'on les remonte ou qu'on pousse les aiguilles pour changer d'heure. Mais ce n'est pas toujours le cas. Et quand ces vieux objets sont capricieux ou que l'on ne sait pas vraiment comment s'y prendre au moment du changement d'heure, on va voir l'horloger. Deux fois par an, ils constatent donc une affluence supplémentaire dans leur boutique.

Robert Fauconneau est horloger à Bordeaux. Il a déjà connu beaucoup de changements d'heure. Dans sa petite boutique, il doit remettre à l'heure la bagatelle de 200 horloges. 

"Je dois aller chez les clients car il faut y aller doucement et faire sonner chaque quart d'heure."

Il y a aussi les horloges des bâtiments publics à régler – quand elles ne sont pas automatiques – et quand il s'agit d'un monument classé, c'est tout de suite plus délicat.

La Grosse Cloche de Bordeaux - Aucun(e)
La Grosse Cloche de Bordeaux

Jean-Louis Duverger est chargé de l'entretien de l'horloge de la Grosse Cloche, monument historique du centre-ville de Bordeaux. 

"C'est une responsabilité. Je vais accélerer le tic-tac pour que le temps passe plus vite et gagner ainsi une heure."

Les horlogers avouent ne pas nécessairement comprendre ce changement d'heure deux fois par an, comme la majorité des français. Des associations et quelques députés envisagent de déposer un projet de loi pour demander la suppression de cette mesure.

Un reportage réalisé par Damien Gozioso de l'IJBA (Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine)